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Burn-out

Burn-outBurn-out, dépression, Stress, au travail, coup de mou passager ou simple besoin de vacances… Reprendre le travail après un burn-out. Comprendre si l’on est ou non atteint d’un burn-out est compliqué, et cette évaluation doit être réservée à un spécialiste. Il existe cependant certains signes qui, s’ils sont combinés, peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

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Reprendre le travail après un burn-out, un long cheminement émotionnel

Un parallèle avec la courbe de l'acceptation du deuil permet de comprendre les différentes étapes entre le moment où l'épuisement professionnel survient et la reprise du travail.

Le burn-out, en lien avec un stress chronique et parfois aigu, se traduit par une grande fatigue émotionnelle, un cynisme vis-à-vis de son activité et une dilution du sentiment d'accomplissement au travail. Le syndrome d'épuisement professionnel se manifeste en conséquence à la fois par une érosion de l'engagement (en réaction à l'épuisement), une érosion des sentiments (à mesure que le cynisme s'installe) et une érosion de l'adéquation entre le poste et le travailleur (vécu comme une crise personnelle).

Le burn-out est donc étroitement lié à un processus émotionnel, ce qui implique d'analyser le cheminement vers le retour à la vie professionnelle au prisme de ces émotions. Dès qu'il survient se met en effet en place un dispositif, inconscient ou non, de protection - psychologique et psychique - par rapport à un lieu de travail considéré comme toxique.

L'adaptation au management du modèle théorique de la psychiatre Elisabeth Kübler-Rosssur le processus de deuil est à ce sujet particulièrement éclairant. Si l'on reprend ce modèle par analogie, la période de burn-out correspond aux sept premières étapes.

© Fournis par La TribuneLa courbe du deuil. Le mot du coach

Des étapes identiques à celles du deuil

La première étape, c'est le choc. On arrive à un état physique où, quasiment, le corps ne fonctionne plus, ne répond plus. La personne vit un trop-plein vis-à-vis de son travail, une situation ressentie comme très violente.

Vient ensuite la deuxième étape, celle du déni. C'est une caractéristique des gens victimes de burn-out : les signaux qui indiquent le surmenage ne sont pas entendus, on ne veut pas voir que cela ne va pas malgré l'épuisement caractérisé. C'est là que la personne s'effondre - et ne peut plus faire grand-chose à ce stade, impuissante et dépourvue du moindre contrôle sur les évènements.

Une phase plus ou moins longue de repos est alors nécessaire, au cours de laquelle apparaît - troisième étape - la colère. La colère est une émotion de réparation face à un préjudice, une frustration ou une injustice. On prend ici conscience du fond jusqu'auquel on est descendu, on est en colère contre tout - son travail, son employeur, l'organisation -, on a le sentiment qu'on n'a pas été respecté.

On a également une part de colère contre soi-même, sur laquelle il est fondamental de travailler, d'où l'importance d'un accompagnement et d'un travail psychologique. C'est une étape particulièrement difficile car elle implique un retour sur soi, en l'extériorisant, en mettant des mots dessus. Elle s'accompagne d'une autre émotion, la peur, aux multiples visages en fonction de l'histoire de la personne.

La plupart du temps, les gens reviennent trop tôt au travail - souvent à l'étape de colère ou de la dépression. Il est pourtant crucial d'aller au bout du processus. Autrement, il est impossible de reprendre le travail, la colère, la peur et/ou la tristesse empêchant par exemple tout relationnel satisfaisant, notamment avec ses collègues.

Un travail sur soi avant de reprendre le travail

Reprendre le travail implique donc de ne pas revenir trop vite, d'avoir fait cette traversée, pris un vrai recul et fait un travail sur soi pour comprendre ce qui nous est arrivé. C'est ce qui permet d'aborder les étapes suivantes, si l'on poursuit le parallèle avec la courbe du deuil, de l'acception à la sérénité qui permet d'envisager de nouveaux projets.

Les facteurs de risques du burn-out sont, au niveau organisationnel, la surcharge de travail, la pression temporelle, le faible contrôle sur le travail, les faibles récompenses, le manque d'équité, les conflits de valeur, les demandes contradictoires et le manque de clarté dans les objectifs et les moyens.

Pour aborder la reprise du travail de façon la plus sereine possible, il faut au moins s'être interrogé sur tous ces facteurs et les avoir fait résonner dans sa propre expérience. Par exemple : comment puis-je gérer autrement ma charge de travail ? Ou alors, ai-je besoin de signes de reconnaissance explicites ? Que puis-je faire pour en recevoir ?

Après un burn-out, les choses ne pourront plus jamais être comme avant. Le traumatisme aura créé des changements psychologiques profonds chez la personne. Dans la grande majorité des cas, l'individu observe une forme de distanciation (mécanisme de protection et de mise à distance des émotions) avec le travail, mais aussi dans ses relations avec les autres au travail.

Elle a souvent pu prendre la mesure de ce qui est vraiment important : être vivant et avoir la santé. Elle sait faire ce qui est utile pour elle en termes d'énergie, pour retrouver la joie. Si la joie n'est pas là, c'est que l'on n'est pas au bon endroit.

Il faut ainsi avoir une idée précise de qu'on va mettre en place pour changer sa manière de faire au travail. Quelle est ma part de responsabilité dans ce qui m'est arrivé ? Qu'est-ce que je peux changer ? Par exemple : l'hyperconnexion, via notamment les e-mails ou le travail le week-end. Il faut être capable de mettre des garde-fous pour juguler le stress et l'hyperactivité.

Le burn-out trouve souvent ses origines dans une forme d'addiction au travail, qu'il faut savoir questionner. Il est également essentiel de sortir du triangle dramatique de victime-sauveur-bourreau mis en évidence par Karpman.

Ne plus endosser un statut de victime, au contraire être positif. Ne plus se croire sauveur et prendre conscience qu'on n'est pas irremplaçable - et donc qu'on peut travailler moins. Et ne plus être son propre bourreau, en n'écoutant pas les signaux de fatigue par exemple, en n'étant pas assez bienveillant avec soi-même.

Si le travail sur soi est fondamental, il ne peut résoudre à lui seul l'ensemble des problématiques liées aux interactions humaines. Il faut bien avoir conscience qu'à son retour au travail, les collègues ne vont pas forcément comprendre ce que l'on a vécu. Peut-être d'ailleurs que seules les personnes ayant vécu cette situation peuvent vraiment la comprendre.

Il est donc d'autant plus nécessaire de mettre en place des protections, car l'organisation ne le fera pas forcément. Et se résoudre, dans les cas extrêmes, à changer de travail. Ce changement, s'il est vécu en conscience, pourra alors permettre une réelle renaissance.

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Stress, dépression, burnouts... au travail, les troubles psychiques augmentent

L’assurance maladie déplore plus de 10 000 accidents du travail et 596 maladies professionnelles pour 2016.  Les affections psychiques liées au travail sont en hausse. C’est ce que déplore un rapport de la Caisse nationale d’Assurance maladie. Entre les dépressions, le surmenage, les burn-outs et les troubles psychiques, liés au travail, plus de 10 000 cas reconnus comme accidents du travail ont été recensés en 2016, dont 569 comme maladies professionnelles.  Sur la période 2011 – 2016, la part des affections psychiques dans l’ensemble des accidents du travail a progressé de 1 % à 1,6 %. Pour expliquer notamment cette hausse, de plus en plus de d’assurés  demandent la reconnaissance de leur affection psychique en maladie professionnelle
50 % des demandes de reconnaissance en maladie professionnelle et 70 % des demandes en accident du travail sont acceptées par l’assurance maladie, depuis 2012.

230 millions d’euros en 2016

Quand elle est reconnue comme accident du travail, les soins sont pris en charge intégralement. L’accident donne lieu à une rente à vie à la charge de l’employeur. La prise en charge des affections psychiques représentait environ 230 millions d’euros en 2016, sur un budget total de prestations de 8,2 milliards pour la branche risques professionnels.  Un arrêt de travail pour affections psychiques est de 112 jours en moyenne, contre 65 jours pour les autres accidents du travail. Trois secteurs sont particulièrement touchés par les affections psychiques : le médico-social (18 %), le transport (15 %) et le commerce de détail (13 %), qui ont en commun leur lien avec le public.

Les quarantenaires et les femmes les plus touchés

La majorité des affections psychiques reconnues comme maladies professionnelles sont les dépressions (77 %), les troubles anxieux (11 %), les états de stress post-traumatique (10 %), et d’autres troubles mentaux et du comportement.  A 60%, les femmes sont les plus touchées par les affections psychiques. Les quarantenaires sont également la tranche d’âge la plus touchée par le phénomène, quel que soit le sexe.

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Burn-out. Les symptômes qui doivent vous alerter

Les cas de burn-out augmente régulièrement et de manière alarmante. Selon un rapport de l’Académie de Médecine, plus de trois millions de personnes seraient concernées. Certains le considèrent même comme le nouveau mal professionnel.

Pour l’INRS, l’Institut National de Recherche et de Sécurité, le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel est considéré comme un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique. Il résulte d’un investissement trop important dans des conditions de travail exigeantes. Cet épuisement à la fois physique, mental et émotionnel n’est jamais comparable à un gros coup de fatigue. 

Nul n’est à l’abri et les hommes comme les femmes sont exposés au risque de burn-out. Toutes les professions sont touchées : chefs d’entreprises, ouvriers, médecins, infirmières, enseignants, travailleurs sociaux, artisans, commerçants, cadres supérieurs…  Ce sont généralement des personnes qui s’investissent énormément dans leur métier, qui subissent une surcharge de travail et beaucoup de pression. 

Les signes d’alerte

Les manifestations du burn-out sont multifactorielles. Détecter les symptômes physiques ou psychiques au plus tôt permet d’en sortir plus facilement. Les symptômes physiques qui doivent alerter sont une fatigue intense généralisée, des maux de tête, des maux d’estomac, des tensions musculaires, des troubles du sommeil ou des difficultés de concentration. Dans certains cas, les personnes ont des poussées d’eczéma ou de psoriasis en raison de leur grand état de stress.

Côté psychologique, on observe une perte de confiance en soi, le sentiment d’être vidé de ses émotions et une insensibilité au monde environnant. Une vision négative des autres et du travail crée un sentiment d’incompétence, d’échec et une tendance au repli sur soi voire à l’isolement. Cette solitude est liée au fait d’avoir la sensation que personne ne peut comprendre ce que l’on ressent. Dans ce contexte, les plages de repos comme les nuits, les week-ends ou bien encore les vacances ne suffisent plus à récupérer de toute cette fatigue. Le burn-out peut d’ailleurs s’aggraver en dépression voire mener à des idées suicidaires.

Consulter son médecin traitant

Dès que les premiers symptômes se font ressentir, il est important de consulter son médecin généraliste qui décidera d’un éventuel arrêt de travail et de sa durée. Le congé de maladie est variable selon les individus. Le traitement prescrit peut être médicamenteux et, dans certains cas, une psychothérapie peut être mise en place pour permettre de se reconstruire émotionnellement. 

Pour se préserver du burn-out, il est conseillé de s’accorder du temps, de prendre soin de soi, de retrouver un juste équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Au bureau, apprendre à dire non à ses collègues ou à son supérieur sans culpabiliser peut être salvateur. Dans sa vie personnelle, il faut s’aménager des moments pour une activité physique, des loisirs, du shopping : en somme se créer un espace de liberté pour se ressourcer.

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La dépréssion qui frappe plus de 300 millions de personnes dans le monde

L'OMS est en campagne pour alerter sur les risques liés à la dépression. Cette maladie est la première cause de morbidité et d'incapacité dans le monde.

 

La Journée mondiale de la santé aura lieu le 7 avril prochain. Elle marquera le « point culminant » de la campagne « Dépression : parlons-en », pilotée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'institution a fait de cette maladie mentale son ennemie numéro 1 cette année. Et pour cause, « selon les dernières estimations, plus de 300 millions de personnes dans le monde vivent désormais avec ce problème », révèle l'OMS jeudi 30 mars. En l'espace de 10 ans, de 2005 à 2015, le nombre de personnes touchées a augmenté de 18 %...

Pour l'OMS, il s'agit de la première cause de morbidité et d'incapacité dans le monde, car « le manque de soutien aux personnes ayant des troubles mentaux, associé à la peur de la stigmatisation, empêche beaucoup d'entre elles d'accéder aux traitements dont elles ont besoin pour mener des vies productives ». Et la France n'est pas en reste, notamment parmi les jeunes. Selon un sondage TNS-Sofres, effectué en 2013, 28 % des moins de 25 ans et 31 % des 25-34 ans sont affectés. Pour la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, ces chiffres « tirent la sonnette d'alarme » et invitent à accorder à cette maladie « l'urgence nécessaire ».

Manque d'investissements

Outre les informations sur le nombre d'individus touchés, l'OMS relève que près de « 50 % des personnes ayant une dépression ne sont pas traitées », souvent car les préjugés et la discrimination liés à cette pathologie empêchent les malades d'en parler. Et sans traitement, les risques suicidaires augmentent.  Le communiqué soulève enfin une donnée majeure, « seuls 3 % des budgets publics pour la santé sont investis dans la santé mentale dans le monde ». Il serait donc grand temps, selon l'OMS, d'augmenter les investissements, d'autant plus que la perte de productivité des individus atteints entraînerait un manque à gagner de 1 000 milliards de dollars pour les États.

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Surmenage professionnel: «Ne vous tuez plus au travail»

« Ne vous tuez plus au travail. » Tel est le cri d’alerte lancé dans un ouvrage par le chercheur Jean-Denis Budin, cofondateur du Credir, une association qui vient en aide aux dirigeants et cadres d’entreprise en état d’épuisement physique et mental.  Burn-out, rupture d’anévrisme, dépression, accident… L’ouvrage, sorti début février et reposant « entièrement sur le vécu », s’appuie de façon anonyme sur une partie des 200 témoignages accumulés en quatre ans par l’équipe du chercheur lors des « récits de vie » qui inaugurent chacun des stages de remise en forme.

« Suractivité, stress prolongé, sommeil insuffisant »

Des histoires parfois dramatiques, qui ont toutes la même origine : le surmenage professionnel. Un phénomène trop « mésestimé, voire nié », parce qu’il est la somme de cas individuels et qu’il y a une « difficulté incontestable » à en distinguer les facteurs professionnels et personnels, a expliqué à l’AFP Jean-Denis Budin, qui a lui-même connu un burn-out en 2008.

Tout partirait, selon l’équipe du Credir, d’un syndrome dit « des 3S », associant « suractivité, stress prolongé, sommeil insuffisant » et pouvant potentiellement déclencher un « cercle infernal ».

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la souffrance au travail n’est pas une fatalité ou une cause perdue. 50 actions préventives à mener.   LIEN 

Un lien avec des dysfonctionnements du cerveau

Analyses de professionnels de santé et recherches en neurosciences à l’appui, l’ouvrage entend d’ailleurs démontrer le lien entre ce syndrome et des maladies physiologiques, en particulier des dysfonctionnements du cerveau. Ceci expliquerait par exemple les « erreurs cognitives », de jugement ou de gestion, totalement inattendues de la part d’un manager réputé infaillible, avancent les auteurs.  L’ouvrage se conclut par 50 recommandations. Il invite notamment à se déconnecter des outils numériques une à deux heures avant de se coucher et conseille aussi de ne pas dépasser 80 heures d’activités professionnelles et extraprofessionnelles par semaine.

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Burn out ? Déprime ? Comment faire la différence

Stress et anxiété font assez vite tomber dans un cercle vicieux de négativité et d’épuisement. Tristesse, perte de motivation et de l’estime de soi à la maison comme au travail sont des indicateurs qui ne trompent pas : mais quelle est la différence entre la déprime et le burn out ?

Le petit coup de blues, ni même la dépression ne sont comparables au burn out. Véritable phénomène de société, dont on entend parler quasi quotidiennement, il s’agit d’un syndrome aux caractéristiques bien particulières. Décryptons le phénomène.

Pour en apprendre plus sur ce syndrome, consoGlobe.com a interrogé la psychothérapeute Anne-France Bouchy, une grande spécialiste du burn out.

Quelle est la différence entre une déprime et un burn out

Anne-France Bouchy – Dans les deux cas, on se sent découragé et triste, fatigué émotionnellement, on reste à l’écart, on lutte avec des troubles de mémoire et de concentration, d’hypersensibilité, on dort mal, on perd ou prend du poids… Mais la différence entre un état dépressif et le burn out est liée au contexte.

En effet, le burn out est un épisode, uniquement ancré dans la sphère professionnelle, d’épuisement au travail. Tel un un forçat du travail, on s’implique de façon excessive, et on entre dans une spirale de fatigue chronique.

Le terme de burn out, vient de « brûler » en anglais, traduit bien l’effet d’une combustion progressive ou brutale, et parfois irréversible, de l’intérieur du corps. L’organisme ayant besoin d’énergie pour affronter le stress, il travaille en surrégime jusqu’à l’épuisement voire même à la propre destruction du corps.

Lors d’un coup de déprime ou même d’une dépression, il est souvent possible de  continuer à travailler : il faut avant tout faire attention à soi, éventuellement consulter un médecin et dans les cas les plus graves, suivre un traitement. Un arrêt de travail est souvent source d’un immense soulagement.

Mais pour les victimes d’un burnout, il n’est plus possible du tout d’aller travailler, et un arrêt de travail s’impose. Souvent, lorsqu’on en est à faire un burn out, cette mise à distance du travail, devenu une drogue, est difficile à accepter, et on se sent coupable et « en manque ».

Une déprime peut-elle mener à un burn out ?

Anne-France Bouchy – Psychologues et psychiatres sont tous d’accord : ce n’est pas comparable même si certains symptômes sont parfois les mêmes dans les cas de déprime extrême comme la dépression, et de burn out.

Lors d’un épisode de blues, ou d’une dépression, on se retrouve dans une spirale descendante, qui fait dire « plus ça va moins je peux en faire ». À l’inverse, le burn out peut être assimilé à une spirale ascendante : certaines personnes, hyper perfectionnistes et travailleuses, peuvent être sujettes à un épuisement émotionnel, c’est à dire l’aboutissement final du stress. La tension monte, monte, monte, et à un moment donné, on s’écroule d’un seul coup.

Une personne en burn out va vouloir aller travailler un matin, et elle ne pourra pas : même si son mental lui dit d’y aller, son corps reste cloué. Elle ne s’est pas écouté, et a beaucoup trop travaillé, jusqu’à l’épuisement. Et c’est alors, le corps qui prend le relai.

consoGlobe.com : quels sont les signes du burn out et comment le prévenir ?

Anne-France Bouchy – La première chose est de parvenir à revoir certaines exigences de perfectionnisme, d’idéaux très élevés avec des buts difficiles à atteindre, à la baisse. Il est aussi important de reconnaître les premiers symptômes et savoir s’arrêter à temps.

Quels sont les symptômes d’un burn out ?

Au début, on traverse un trouble de l’adaptation, avec des problèmes d’interaction avec l’environnement. Souvent, les personnes deviennent agressives, ne supportent plus les autres, et vont avoir tendance tout d’un coup à s’isoler, et à ne plus écouter signaux dans leur vie quotidienne.

En plein burn out, la personne va se mettre à agir de façon très robotique : c’est le symptôme de dépersonnalisation. Elle ne réfléchit même plus à ce qu’elle fait, et continue sur sa lancée comme une machine.

Apparaissent alors aussi des pathologies liées au stress qui, en secouant l’organisme et déprimant tout le système de défense, peut être à l’origine d’un AVC, d’asthme, de psoriasis, ou encore d’une dépression profonde.

Que faut-il faire lorsque l’on se reconnaît dans ces symptômes ?

Anne-France Bouchy – Dans un premier temps, il faut aller voir son manager afin de lui dire qu’on est épuisé. De nombreuses études montrent qu’une mauvaise définition du poste est souvent une source de stress important. Une activité professionnelle bien circonscrite, bien définie peut éviter des dérapages.

Les personnes salariés qui font un burn out ont la plupart du temps, du mal à déléguer ou veulent faire le travail de plusieurs. Elles sont aussi attachées à leur poste, veulent honorer leur contrat et se surengagent. L’évolution du travail et la conjoncture économique des ces dernières décennies viennent exacerber tout cela.

Patrons d’entreprise et professions libérales sont également concernés par le burn out. Dans ces cas là, c’est en détectant les premiers signes de troubles dans l’interaction avec autrui que l’on peut dresser un diagnostic.

Le second réflexe est d’aller consulter le médecin du travail et son médecin généraliste qui est lui-aussi tout à fait aptes à prendre en charge un burn out sur le plan médical, de même qu’un psychiatre.

Quelles sont les professions les plus sensibles au burn out ?

Anne-France Bouchy – Le burn out peut frapper n’importe qui, et surtout les personnes ayant des exigences très élevées, que l’on soit faible ou fort. Les perfectionnistes, ceux qui ont tendant à n’écouter personne d’autre qu’eux-mêmes, le personnel soignant ou aidant, les commerçants mais surtout les agriculteurs sont les plus prônes à développer un burn out.

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Quand le burn out touche aussi les parents

Le surmenage parental est une affection qui touche de plus en plus de personnes. 

Si avoir des enfants est une source de bonheur à bien des égards, il est rare que notre progéniture ne soit pas également une cause de stress et de tension, pouvant parfois même conduire à un véritable surmenage. Une évidence pour de nombreux parents, sans doute.

Sauf qu’il reste encore difficile de se départir de cette image, véhiculée par la société, d’une parentalité «forcément» épanouissante, heureuse, positive. En réalité, on culpabilise de ne pas être assez là pour ses enfants, de s’emporter pour des broutilles, malheureux parce qu’obsédé par le fait de devoir être un bon parent, bienveillant, attentif, disponible, tout simplement parfait.

Bien qu’irréaliste, ce modèle de perfection reste le but à atteindre pour certains parents. Ils s’obstinent alors à tout mener de front, sans relâche: cuisiner bio, local, de saison; accompagner tous les enfants à leurs activités extra-scolaires, superviser les devoirs, s’occuper des tâches ménagères, sans oublier d’être un employé efficace, un mari ou une femme aimante… Jusqu’au moment où l’élastique, trop tendu, lâche.

«Je n’arrive plus à gérer ma vie»

«En apparence tout va bien: une vie de famille, de beaux enfants en bonne santé, un travail… mais en réalité rien ne va. Je n’arrive plus à gérer ma vie, mes enfants, mon couple, tout m’agace, confesse Priscilla sur un forum. Je m’énerve en permanence, je ne fais plus rien, je ne cuisine plus, je n’aime plus travailler, je ne suis performante en rien. Je voudrais profiter des moments où je suis avec mes enfants, mais je finis par vouloir fuir, et quand ils ne sont pas là ils me manquent. Je culpabilise de ne pas les donner à garder, mais je suis fatiguée de devoir tout gérer.»

«Ce sont souvent des personnes très perfectionnistes dans leur vie en général, et dans leur parentalité en particulier»

Comme cette maman de trois enfants, de nombreuses personnes témoignent désormais plus ouvertement d’une réalité longtemps cachée: le burn out parental. Cette affection semble connaître une croissance exponentielle et, contrairement à des idées reçues, toucherait à proportion égale les deux parents. Elle est décrite comme un syndrome à trois facettes: l’épuisement physique et émotionnel, la distanciation affective d’avec les enfants et la perte d’épanouissement et d’efficacité dans la parentalité.

Il s’agit d’un processus insidieux très souvent précédé par une phase dite de «burn in»: le parent est pétri d’idéal quant à son rôle, il se surinvestit parfois jusqu’au sacrifice de soi, il en vient à négliger ses besoins personnels. Puis arrive la frustration, la perte d’énergie et finalement le burn out.

Sentiment de culpabilité

Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam, toutes deux docteurs en psychologie et professeurs à l’Université de Louvain en Belgique, viennent de clôturer six études de terrain sur le burn out parental menées auprès de 3000 personnes. Ces travaux scientifiques ont abouti au livre «Le burn out parental, l’éviter et s’en sortir» (Odile Jacob), qui vient de sortir en librairie.

Ces travaux ont été motivés non seulement par des observations cliniques, mais aussi par des expériences personnelles: «J’ai moi-même fait un burn out parental, confie Moïra Mikolajczak, mère d’un enfant. A l’époque je n’avais pas mis de mots sur mes symptômes. Et c’est très problématique car tant qu’on ne comprend pas ce qui nous arrive, on ressent un sentiment de honte, on n’ose pas en parler, y compris à ses proches. Je ne me reconnaissais plus, je n’étais plus la mère que je souhaitais être. Certains parents avouent aussi qu’ils auraient voulu en finir pour pouvoir se reposer, partir très loin sans laisser d’adresse, voire même auraient préféré, s’ils avaient pu, ne jamais avoir d’enfants, alors même qu’ils les aiment.»

Ce sont des gens qui ont généralement beaucoup d’exigences envers eux-mêmes et sont donc très attentifs à la pression exercée par la société.

Si chaque burn out a son histoire – il peut arriver à la survenue du premier enfant comme du troisième, à une échéance plus ou moins éloignée de la naissance – une caractéristique semble toutefois rassembler tous les parents touchés: «Ce sont souvent des personnes très perfectionnistes dans leur vie en général, et dans leur parentalité en particulier, explique Isabelle Roskam. Elles ne lâchent jamais rien, veulent être au top dans tout. Ce sont des gens qui ont généralement beaucoup d’exigences envers eux-mêmes et sont donc très attentifs à la pression exercée par la société. Quand ils sont en burn out, ils n’ont plus le recul nécessaire pour se dire qu’ils ne sont pas obligés de mener plein d’activités tambour battant pour être de bons parents, et que ce n’est pas parce que leurs enfants ne font pas de la musique et trois sports différents, par exemple, que ceux-ci seront mal dans leur peau.»

Des pistes pour s’en sortir

Dans sa consultation à Lausanne, Gérard Salem, psychiatre et thérapeute de famille, voit arriver quotidiennement des parents dépassés. «C’est un phénomène de fond très familier que l’on observe depuis trente ans mais qui est devenu beaucoup plus flagrant depuis 10-15 ans. Les gens viennent consulter soit parce qu’ils sont épuisés, hyper-angoissés ou alors laissés à eux-mêmes dans un contexte social difficile pour toutes sortes de raison. Nous sommes également dans une société qui prône l’individualisme, ce qui a pour conséquence d’isoler les gens, d’augmenter leur souffrance.»

La première chose que l’on cherche à reconstruire, si possible, c’est la complicité co-parentale.

Et quelles sont les approches pour s’en sortir? «La première chose que l’on cherche à reconstruire, si possible, c’est la complicité co-parentale, relève Nahum Frenck, pédiatre et auteur notamment du livre «Familles, jamais tranquilles!», qui exerce également à Lausanne. Parfois, cette complicité est en défaut et les parents peinent à communiquer au-delà des mots.»

La co-parentalité représente la façon dont les parents, qu’ils soient ensemble ou séparés, coopèrent. Elle suggère aussi la notion d’être validé par le partenaire dans son rôle de père ou de mère. Cet aspect est d’autant plus important, aux yeux d’Isabelle Roskam et de Moïra Mikolajczak, qu’il s’agit certainement -à côté de la qualité de la relation entre parents et enfants et d’une difficulté personnelle à gérer le stress –, de l’un des facteurs de risques les plus prédictifs du burn out.

Faire le deuil du parent parfait

Les deux psychologues belges listent également, dans leur ouvrage, toute une série de conseils pour prévenir le burn out. Des stratégies sont ainsi présentées pour apprendre, par exemple, à gérer ses émotions par la relaxation ou la méditation ou pour améliorer la relation avec ses enfants. On découvre notamment comment poser un cadre éducationnel réaliste qui n’épuise pas les parents, passer des moments de qualité à travers des activités qui font vraiment plaisir, ou encore couper court aux émotions négatives…

«Pour les personnes qui ont l’impression de pouvoir tomber en burn out, nous avons également créé une application permettant d’analyser leurs risques personnels, détaille Isabelle Roskam. Il s’agit de faire une balance entre les facteurs de stress et ceux dits protecteurs, comme les relations épanouissantes ou les petits bonheurs quotidiens. Mais tout cela ne remplace évidemment pas une consultation.»

Last but not least, il est fondamental de parvenir à faire le deuil du parent parfait. Car oui, il est possible d’être un bon père ou une bonne mère, sans forcément rentrer dans un moule pré-établi par la société et qui ne correspond à aucune réalité.

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Ces signes qu’il faut garder à l’œil

Burn-out, dépression, coup de mou passager ou simple besoin de vacances… Comprendre si l’on est ou non atteint d’un burn-out est compliqué, et cette évaluation doit être réservée à un spécialiste. Il existe cependant certains signes qui, s’ils sont combinés, peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

1. Un épuisement intellectuel

Il se manifeste par des pertes de mémoire, des problèmes de concentration et d’orientation dans l’équipe de travail.

2. Un épuisement émotionnel

Les personnes souffrantes présentent des difficultés à gérer des émotions avec un certain équilibre. Cela peut notamment se traduire par une forte irritabilité, le fait de pleurer sans raison apparente…

3. Une fatigue physique

On parle de toute une série de troubles psycho-somatiques : digestifs, musculaires, du rythme cardiaque…

4. Une déshumanisation des relations

Il s’agit ici d’une perte d’empathie dans les relations au quotidien. En grossissant le trait, c’est le cas, par exemple, d’un prof qui s’en prendrait physiquement à l’un de ses élèves. Ou d’une attachée commerciale qui engueulerait son client au téléphone.

5. Un manque d’enthousiasme

Les personnes souffrant de burn-out ne sont pas spécialement désintéressées par leur profession. Le problème surgit au niveau de l’exécution. Il peut s’agir d’une infirmière, par exemple, qui avait pour habitude de travailler à trois pour ses gardes de nuit et qui se retrouve seule. Et qui, par conséquent, se sent incapable de réaliser son travail dans ces conditions.

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Pourquoi est-on triste le dimanche (et comment échapper à ce vilain blues)

La boule au ventre, le moral au plus bas : voilà comment nous finissons généralement notre week-end. Pourtant, il existe quantité d'astuces pour remédier à ce cafard dominical. Alors, on positive un peu et on applique ces quelques règles. Lundi peut bien attendre encore un peu.

Chaque dimanche soir, le même refrain ne cesse de se répéter. Vous anticipez sur une réunion à venir, les enfants ne veulent pas finir leurs devoirs, la deadline pour ce satané projet arrive bientôt... Bref, autant dire vous vous retrouvez submergée par tous ces impératifs et que l'approche du début de semaine ne vous enchante guère.

Un mal suffisamment répandu pour qu'en 2008, Monster - le célèbre jobboard - en fasse l'objet d'une étude mondiale. Conclusion : le blues du dimanche soir infecterait 52% des salariés français, les empêchant même de jouir d'une qualité de sommeil correcte. Un mal loin d'être typiquement français puisque la moyenne mondiale se situerait à 62%.

Mais comment expliquer ce cafard dominical ? Stuart Brown, psychiatre et fondateur de l'Institut national de la lecture, à Carmel Valley en Californie, analyse : "Le dimanche soir n'est pas considéré comme la fin d'un grand week-end mais le début de quelque chose pour lequel ni l'enfant ni l'adulte n'est impatient."

Ce phénomène est en fait une transposition de nos habitudes lorsque nous étions enfants. La fin du week-end sonnait toujours comme la fin des jeux et des moments oisifs et insouciants. "Range tes jouets", "Il faut finir tes devoirs" ou encore "Demain, tu te lèves tôt, éteins-moi cette télé"... Autant d'injonctions qui rythmaient mélancoliquement nos soirées du dimanche.

Et aujourd'hui, si ces ordres ne sont plus aussi infantilisants, nous restons toutefois enfermés dans les mêmes carcans. On évite donc de voir nos amis, de se faire un cinéma ou même tout bonnement de se détendre puisque "demain il faut se lever tôt". On se met alors à ruminer, réfléchissant à ce qui nous attend demain : le boulot.

Un schéma de pensée qui en dit long sur notre rapport au travail. Le blues du dimanche soir agirait donc comme une sorte de lanceur d'alerte. Car, en considérant les choses avec un peu de recul, seule une activité vue comme contraignante peut nous rendre de mauvaise humeur. Mais qu'à cela ne tienne, voici quelques astuces pour ne pas se retrouver la boule au ventre le dimanche soir arrivé !

Ritualisez votre dimanche soir

Car le bien-être n'est pas quelque chose qui nous tombe dessus mais bien un état "cultivable", en ritualisant vos soirées du dimanche, vous les vivrez d'une meilleure façon. Pensez par exemple à une séance de yoga, un cinéma avec votre mec ou un pote ou pourquoi pas un resto entre copines. A terme, ces soirées organisées que vous répéterez chaque dimanche deviendront des moments attendus.

Prenez le temps de vous détendre

Et c'est souvent une des choses que l'on regrette le plus le lundi matin : ne pas avoir pu se reposer durant le week-end. Par peur de l'ennui, certaines personnes vont avoir tendance à booker tout leur week-end, du vendredi soir compris au dimanche soir. Et quand lundi sonne, elles ont l'impression n'avoir eu le temps de rien faire et de n'avoir pu profiter de rien. La solution réside dans le fait de savoir s'organiser pour réussir à s'accorder du temps pour soi, pour vous reposer -sans pour autant mettre de côté vos extras. Car, pour attaquer une nouvelle semaine de 35h, mieux vaut être en forme.

Inversez votre emploi du temps

De manière générale, nous programmons les activités les plus amusantes et excitantes le samedi. Au lieu de ça, évitez de dédier un jour à X ou X tâche. Aussi, utilisez le dimanche soir comme un moment de détente et non pour régler les derniers impératifs ou faire le ménage par exemple. Et cela vaut aussi pour les devoirs de vos enfants ou votre travail - si vous en ramenez à la maison. En répartissant votre charge de travail, vous éviterez ainsi de vivre vos derniers instants de liberté dans l'angoisse et pourrez dire adieu aux nuits blanches.

Planifiez

Souvent, la peur du lundi vient de notre appréhension face à la montagne de choses que nous avons à faire les jours à venir. Mais, pourquoi vouloir y penser maintenant alors que, là, vous êtes chez vous et ne pouvez rien y changer ? Pour vous débarrasser de toutes ces pensées parasites, tenez à jour un agenda ou un planning. Et, chaque vendredi soir, prenez bien soin de noter tout ce que vous avez fait et ce qu'il vous reste à faire. Ainsi armée, vous pourrez plus facilement affronter le début de semaine.

Alors, on essaye ce week-end ?

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Burn-out : sachez reconnaître les vrais symptômes

A l'épuisement professionnel correspond une série de signes émotionnels, physiques et psychiques. Apprenons à les identifier.

Gare à la surchauffe! Une surcharge de travail, consentie volontairement ou imposée par l'organisation, implique un surengagement et donc un ris que élevé de burn-out, le célèbre syndrome d'épuisement professionnel. Dans un contexte économique tendu, ce syndrome prend de l'ampleur. La Belgique le considère déjà comme une maladie professionnelle, alors que la France se fait encore tirer l'oreille. Dans l'Hexagone, pourtant, un cadre sur cinq en aurait été victime, selon une étude de Technologia, un cabinet spécialisé dans les risques professionnels. Bref, nul est à l'abri.

Or, si l'expression de burn-out nous est plus familière que jamais, combien d'entre nous savent précisément ce qu'elle recouvre? Et comment distinguer un simple passage à vide d'un véritable épuisement professionnel? Symptôme par symptôme, apprenons à faire la différence entre les signes trompeurs et les véritables motifs d'alerte.

ANXIETE

Dans le monde de l'entreprise, certains événements tels qu'un plan social ou une réorganisation peuvent mettre vos nerfs à rude épreuve.

Signes trompeurs. Il ne faut pas confondre un sentiment d'angoisse passager avec l'épuisement professionnel.

Attention danger ! Dans le cas d'un burn-out, l'anxiété dure et empire. Cela peut aller jusqu'au sentiment de persécution. Vous devenez agressif alors que les gens qui vous entourent se comportent normalement. Si vous étiez d'un naturel calme auparavant, c'est mauvais signe. Comme le fait remarquer le Dr Patrick Mesters (lire son témoignage ci-contre à gauche), les victimes d'épuisement professionnel disent souvent qu'elles ne se reconnaissent plus.

PERTE D'ENERGIE

Vous vous sentez très fatigué, quasiment vidé.

Signes trompeurs. Un coup de pompe passager n'a rien d'alarmant: un week-end ou une semaine au grand air suffira à vous retaper.

Attention danger ! Votre corps s'épuise vite et les breaks que vous vous accordez n'ont plus aucun effet positif. La sensation de fatigue revient dès le retour au bureau. Certaines victimes de burn-out n'arrivent même plus à s'extraire de leur lit le matin. «Alors que j'avais l'habitude de me lever à l'aube, je restais inerte jusqu'à 11 heures. Je n'avais plus de moteur, plus de volonté», se souvient Jean-François, 51 ans, cadre chez un éditeur de logiciels.

INSOMNIES

Le manque de sommeil est l'un des marqueurs du burn-out. La tension de la journée se prolonge la nuit et vous empêche de dormir.

Signes trompeurs. Ne vous laissez pas abuser par une insomnie passagère liée à une situation ponctuelle, lors qu'un client vous donne du fil à retordre, par exemple.

Attention danger ! Commencez à vous inquiéter lorsque les insomnies se manifestent sans que vous puissiez les relier à un événement particulier. Au fil du temps, elles deviennent quasi quotidiennes et leur intensité croît. «Quand j'ai fait mon burn-out, il m'est souvent arrivé de rester vingt-quatre heures sans dormir», raconte Jean-Denis Budin, fondateur du Credir, un centre d'accueil pour dirigeants victimes d'épuisement professionnel.

MANQUE D'ATTENTION

Difficulté à vous concentrer, rendez-vous importants oubliés, erreurs inhabituelles... Votre cerveau vous lâche.

Signes trompeurs. On peut avoir des ratés ponctuels liés à un moment d'anxiété. On retrouve alors ses moyens dès que la situation de stress s'éloigne, une négociation ardue avec un client ou un recadrage par votre n+1, par exemple.

Attention danger ! En plein burn-out, ces oublis à répétition sont de plus en plus rapprochés et finissent par avoir un impact négatif sur la qualité de vos missions. «Pendant un an et demi, je n'arrivais plus à retenir un seul chiffre, je mélangeais tout», témoigne Jean-Denis Budin (Credir). Attention à la spirale infernale: pour compenser, vous travaillez plus et cela accroît la fréquence de vos trous de mémoire.

INCAPACITE A SE DECONNECTER

Le week-end, vous avez du mal à débrancher. Vous emportez vos dossiers chez vous.

Signes trompeurs. Mettre un coup de collier pendant un mois pour boucler les comptes ou travailler un samedi pour potasser une présentation sont des épisodes normaux dans la vie d'un cadre. Tant que cela reste ponctuel, pas de souci.

Attention danger ! «Certaines personnes très engagées n'ont pas conscience d'aller au-delà de leurs capacités. Alors elles s'effondrent », observe le Dr Mesters. La solution recommandée par Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologia: «Evoquez votre charge de travail avec votre n+1. Dites-lui: «OK, j'assume ce nouveau dossier, mais tu me donnes quelqu'un pour m'aider.»»

COUPLE EN PERIL

A la maison, l'ambiance est à couper au couteau. Votre conjoint(e) vous agace.

Signes trompeurs. Des disputes avec son conjoint parce qu'on est en désaccord sur l'éducation des enfants n'ont rien à voir avec le burn-out.

Attention danger ! Lors d'un épisode de burn-out, vos proches deviennent des étrangers. L'un des signes forts de l'épuisement professionnel est une libido en berne. La relation avec votre conjoint en fait les frais. Cela peut aller jusqu'au divorce.

PERTE DE CONFIANCE

Le doute et le découragement s'installent en vous. Vous pensez: «Je ne vaux plus rien, à quoi bon travailler?»

Signes trompeurs. Ne vous laissez pas effrayer par un simple coup de blues. Au bout de quelques jours, on reprend espoir en s'accrochant à un projet ou en prenant du recul.

Attention danger ! La moindre tâche ressemble à une montagne insurmontable. Vous voilà incapable de prendre une décision. Ce n'est pas de la procrastination, c'est une forme de dépersonnalisation. «Vous êtes dépossédé de vos capacités, souligne le Dr Mesters. Un ingénieur qui vendait des centrales nucléaires m'a avoué qu'il ne pouvait même plus écrire une ligne sur une feuille de papier.»

REPLI SUR SOI

Vous vous ennuyez au bureau et avez furieusement l'impression de tourner en rond.

Signes trompeurs. On peut éprouver de la lassitude en effectuant ses missions normalement. C'est peut-être juste le moment de demander à être muté dans un autre service.

Attention danger ! Vous avez perdu tout intérêt pour votre métier. Pis encore, il vous arrive de ressentir un profond cynisme à l'égard d'une fonction que vous adoriez il y a encore trois mois. D'ailleurs, en parallèle, la communication avec vos collègues se détériore. Plus de déjeuner, plus de discussion dans les couloirs, les échanges sont limités au minimum. Vous vous renfermez sur vous-même car vous avez la sensation de ne plus être à la hauteur. «Quand on vit un burn-out, on n'a plus la force d'entretenir des relations », indique le Dr Patrick Mesters.

TROUBLES PHYSIQUES

Après plusieurs mois de tension et d'activité intense, notre corps se rappelle à nous de différentes façons.

Signes trompeurs. Un mal de dos ou un problème de peau peuvent être liés à une situation ponctuelle de stress.

Attention danger ! Eczéma, psoriasis, lumbago, vertiges, etc., ces symptômes sont révélateurs si vous n'aviez encore jamais été sujets à de telles pathologies. «Je vois des individus solides jusqu'ici développer des infections respiratoires à répétition. Cela signifie que leur système immunitaire est en train de craquer», explique le Dr Patrick Mesters. Consultez. Votre médecin vous dira si votre pathologie est liée ou non à un épuisement professionnel.

«Lors d'un burn-out, vous n'êtes pas forcément triste ou déprimé. Vous êtes surtout effaré par ce qui vous tombe dessus. On me dit souvent: «Je suis si fatigué que je ne me reconnais plus.»»

Ce qui mine les patrons de PME : le déficit de sommeil et la solitude du chef

Les patrons d'entreprises indépendantes présentent des signes bien spécifiques d'épuisement, d'après Olivier Torres, président d'Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, commerçants et artisans. Contrairement aux cadres, ces patrons tombent rarement dans l'autodévalorisation. La fonction de dirigeant agirait comme un antidote à une mauvaise estime de soi. «En revanche, ils ressentent une profonde déception à l'égard de leurs salariés qu'ils ne trouvent jamais assez engagés dans l'entreprise», assure le chercheur. La gestion de multiples tracas en solo finit aussi par les user psychologiquement. « Au bout de dix ou vingt ans de stress quotidien, ils en ont ras le bol.» D'autant qu'ils ont tendance à limiter volontairement leur temps de sommeil: en un an, ils dorment en moyenne deux cents heures de moins que leur salariés.

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Commentaires (4)

1. samm zakii 15/08/2020

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2. samm zakii 15/08/2020

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3. Massy (site web) 01/04/2020

C'est un sujet très délicat, mais très pertinent. Beaucoup de gens dit en danger n'arrivent pas à comprendre ce qui se passe jusqu'au bout. Il est très important de savoir reconnaitre les symptômes.

4. Nicolas Duquerroy Oracle (site web) 02/01/2019

Merci pour votre article très intéressante sur le burn-out.

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