Ecologie-Environnement

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L'algue, un marché plus que prometteur.

L'entreprise bretonne Algopack a mis au point deux recettes pour remplacer le plastique — dans le viseur du législateur — par une matière à base d'algues.

Un sac en plastique met au moins 100 ans à disparaître. Or, la présence de cette matière dans les océans augmente constamment, à raison de centaines de kilos par seconde... Rémi Lucas, ingénieur plasturgiste, est parti de ce constat alarmant quand il a fondé Algopack, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Son objectif ? Remplacer le plastique, issu du pétrole, par des algues, que ses parents goémoniers ramassaient sur les plages.

Six ans après sa création, la TPE, qui s'appuie sur quatre ingénieurs, a développé deux gammes de produits à partir de ces plantes aquatiques récupérées sur les côtes bretonnes ou importées des Caraïbes. La première, Algoblend, est un mélange de particules plastiques et d'algues (40 %). La seconde, baptisée Algopack, est garantie 100 % végétale : « 98,5 % d'algues et une poudre avec d'autres végétaux, qu'on ne dévoilera pas au nom du secret industriel », avance le président David Coti.

Dans ce marché d'avenir, tous les voyants sont au vert, estime le président d'Algopack : « Depuis la COP 21, les multinationales européennes se sentent plus concernées par l'environnement, cherchent à développer du packaging écoresponsable. Le législateur aussi va dans cette direction. » Depuis l'an passé, les sacs en plastique sont interdits. Suivront les cotons tiges en plastique en 2018 puis la vaisselle jetable en 2020.

Économies d'échelle

Soutenue notamment par la région Bretagne qui lui prête à taux zéro, l'entreprise espère racheter l'usine de Doux, le transformateur de volailles, à Pleucadeuc (Morbihan), liquidé en 2013. Ce qui lui permettrait de passer à la vitesse industrielle pour réaliser des économies d'échelle. Car ce qui freine aujourd'hui l'essor du plastique végétal, c'est son prix, deux fois plus élevé que du plastique classique. En attendant son déménagement dans d'anciens abattoirs, Algopack, qui vise 1 M€ de chiffre d'affaires en 2017, collabore avec des industriels. Europlastiques, basée en Mayenne, vend ses gobelets estampillés « Ne pas jeter, à recycler » à des comités d'entreprise (Veolia, Carrefour) et des organisateurs de festivals, comme celui de Marseille (Bouches-du-Rhône). A Nantes (Loire-Atlantique), l'imprimeur Ad'hoc Media fournit des panneaux de signalétique écoresponsables à la SNCF et le lunetier Naoned produit des montures en partie naturelles.

Outre les clients des magasins Biocoop, qui manipulent ses jetons de caddies, les cochons mâcheront bientôt du Algopack, annonce David Coti : « Les porcs jouent avec des boules antistress en plastique. Après un certain temps, ils les mangent. Pour éviter d'avoir des bouts de plastique dans notre jambon, il faut des boules 100 % naturelles. » Un partenariat avec le Groupe Roullier, spécialiste de la nutrition animale, lui aussi implanté à Saint-Malo, doit permettre leur prochaine commercialisation.

 - Ces gobelets, conçus par les ingénieurs de l’entreprise bretonne sont constitués d’un mélange à base d’algues.

 

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Le recyclage des bouteilles en plastique rapporte de l'argent

Si vous avez toujours jeté vos bouteilles plastiques vides, sachez que c'est de l'argent jeté par la fenêtre. Une société française vous propose de vous les reprendre contre de l'argent.   LIEN

Un concept nordique

Ramener une bouteille en plastique vous permet de bénéficier d'un bon d'achat de 0,02€ dans le magasin lié à votre collecteur. Cette initiative porte la signature de la société Réco France. Le fondateur de cette entreprise se serait inspiré d'une pratique d'origine nordique, vu que les pays du nord sont assez attachés au recyclage. 
Vous pouvez déjà trouver des collecteurs prévus à cet effet dans plusieurs endroits.

Les résultats

Après la mise en place de collecteurs à Moissac (82), le 3 juillet dernier, le propriétaire du magasin Intermarché de la Roche-Chalais pense qu'il sera possible de récolter en moyenne 50.000 bouteilles chaque mois. Le coût de cette collecte, soit 1000 euros, sera couvert par le point de vente. Cette pratique améliorera l'image du point de vente en présentant celui-ci comme un acteur dans le développement durable, tout en favorisant la fidélité des clients. Pour obtenir de meilleurs résultats, Réco France s'est associé à Nestlé Waters France. Cette dernière embellit les kiosques mis en place pour la collecte en y faisant figurer toute une mosaïque de marques d'eau. Avec cette pratique, les déchets collectés sont multipliés par six, précise Réco France.  Et si vous ne connaissez pas encore le concept, découvrez aussi le Upcycling !

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Contre l'obsolescence programmée, elle crée une boutique de produits garantis à vie

Tara Button a fondé BuyMeOnce.com, une boutique en ligne d'objets durables. Son objectif : faire connaître des entreprises qui résistent à la mode du tout-jetable afin de limiter notre empreinte sur la planète.

Tara Button est la fondatrice de BuyMeOnce, une boutique certifiée sans obsolescence programmée (Crédit : BuyMeOnce)
Tara Button est la fondatrice de BuyMeOnce, une boutique certifiée sans obsolescence programmée (Crédit : BuyMeOnce)

Alors qu'elle lavait sa cocotte Le Creuset, Tara Button s'est demandée pourquoi aussi peu d'autres objets de sa cuisine étaient garantis à vie. Une interrogation qui lui a donné une idée : "Ne serait-il pas fantastique que tout soit comme cela ? Vous achetez un objet une fois et vous n’avez plus jamais à le racheter," raconte-t-elle ainsi au journal The Daily Mail  .

Écoeurée par le gaspillage dans notre société de consommation, la jeune publicitaire britannique s'est alors mise à rechercher sur Internet toutes les marques garantissant leurs produits sur le long terme ou offrant un service de réparation gratuit.
 

" J'ai passé des journées entières à rechercher un simple objet. Heureusement, il existe encore des fabricants qui sont fiers de leur travail et qui font des produits qui durent. Mais ils sont de moins en moins nombreux".

En 2015, Tara Button décide alors de créer sa propre boutique en ligne pour faire connaître les entreprises qui résistent à la tentation de l'obsolescence programmée. Début 2016, BuyMeOnce.com est né. Sans aucun stock, le site fonctionne par affiliation - c'est-à-dire en redirigeant l'internaute vers d'autres sites marchands, moyennant une commission sur les ventes.


BuyMeOnce propose une série d'objets du quotidien : des accessoires de cuisine ou de beauté, des chaussures, des vêtements, des outils de bricolage, des jouets et même quelques meubles. Tous sont rigoureusement choisis pour leurs critères de durabilité et leurs garanties de 25 ans.

 

 

Les objets proposés sur le site de Tara Button (Crédit : BuyMeOnce)

Les objets proposés sur le site de Tara Button (Crédit : BuyMeOnce)

À côté des classiques chaussures Doc Martens, dont la gamme For Life est garantie à vie, on découvre des objets plus insolites comme une pince à épiler réaffûtée  par le fabricant en cas d'usure ou encore un stylo infini. Au rayon vêtements, le choix est limité mais on retrouve différents classiques indémodables : t-shirts, robes, jean's, chemises à carreaux et même une paire de bas Nylon vraiment difficiles à trouer.

 

Évidemment, tout cela a un prix. Comptez 50 euros pour une brosse à cheveux Mason Pearson et encore 100 euros pour un parapluie. Des prix élevés que Tara Button justifie en invoquant les économies que le consommateur fait à long terme.

Pour ceux qui ne peuvent dépenser de telles sommes, elle compte cette année s'associer à une banque éthique pour proposer des prêts à la consommation : "Quand les consommateurs voteront avec leurs portefeuilles en choisissant leurs produits pour leur longévité, les fabricants seront obligés de s'adapter". Et pour éviter la surconsommation, la jeune entrepreneuse propose sur son site de nombreux conseils pour entretenir ou réparer ses affaires.

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L’Atelier Dynamo: le recyclage pour des vélos accessibles à tous et en bon état!

Pour l’Atelier Dynamo de Nancy, le vélo est un choix de vie, une manière différente de voyager. Depuis huit ans, l’association permet à chacun de réparer sa Petite Reine dans une ambiance ouverte et accueillante, de louer ou d’acheter un vélo à prix réduit. L’Atelier Dynamo de Nancy a été mis en avant le 16 mars 2015 dans l’émission «Social Éco» de Christine Quentin, présentée par Nicolas Pierron, en partenariat avec La Croix, chaque jour à 6h50 sur Radio Classique. Spécialisée en économie sociale et solidaire, «Social Eco» présente chaque jour une initiative dans le domaine de l'insertion par l'activité économique, l'environnement, l'habitat, l'éducation ou l'économie numérique.

NP : Vous nous emmenez à Nancy, pour nous parler  de l’Atelier Dynamo, une association militante qui remet le vélo au goût du jour…

CQ: Oui, l’Atelier Dynamo c’est un lieu ouvert qui, à travers la Petite Reine, amène chacun à s’interroger sur sa relation à la ville, aux autres, aux voyages, au réemploi des matériaux… Comme souvent au départ, il s’agit de l’histoire d’un groupe de copains qui se rencontrent dans la rue alors qu’ils récupèrent les vélos abandonnés pour les « retaper ». Ils ont eu envie d’aller plus loin et ont loué un premier local de 15 m² en 2007, puis un second, puis un troisième de 200 m² dans lequel ils proposent plusieurs activités à leurs 1 500 membres
annuels : d’abord, évidemment de la récupération et de la réhabilitation de vélos.

Le principe de revendre ces vélos au prix le plus accessible possible pour tous, autour de 40€ seulement. C’est le militantisme de l’association. Pour ses membres, un plus grand nombre de vélos en ville c’est une ville plus apaisée, une manière de découvrir sa région autrement, une activité sportive qui peut être partagée par tous, une meilleure santé… Et puis bien sûr, on peut aussi venir y apprendre à réparer son vélo, profiter des pièces détachées, le tout autour d’un bon café car l’Atelier Dynamo est aussi un lieu d’animation et de partage.

N.P.: Et donc, on vient avec son vélo et on le répare soi-même, sans rien payer?

C.Q.: Pour profiter du lieu il faut adhérer à l’association. Le tarif plein est de 25€. Il y a une équipe de 6 personnes pour vous accueillir et pour partager les bons tuyaux. Non pas que ce soit compliqué d’apprendre à poser une rustine ou à changer son câble de frein mais on y trouve les outils, les pièces et on le fait bien !

N.P.: D’autres activités sont-elles proposées?

C.Q.: Oui, au moment de Noël, par exemple, chacun peut venir fabriquer ses cadeaux avec des matériaux de récupération, faire des bijoux en métal… c’est tendance, utile pour la planète et on y met du cœur puisqu’on le fait soi-même. L’Atelier Dynamo organise aussi des activités sur des places publiques dans les quartiers pour que chacun viennent réparer ses vélos. C’est une manière de compléter son financement en plus de la location de vélos de randonné tout équipés des sacoches et porte-bagages nécessaires. Cette location s’effectue à un moindre coût grâce à l’aide d’un mécène qui offre l’équipement. Et pour finir l’Atelier Dynamo de Nancy fabrique aussi des vélos improbables (à 2 étages, avec des roues décentrées…), tous très ludiques pour les fêtes de la ville, pour que chacun puisse s’amuser.

N.P.: Ce genre d’atelier, on n’en trouve pas qu’à Nancy…

C.Q.: Non, il y en a plus d’une centaine en France regroupés dans le réseau des Heureux (comme bonheur) Cyclages et l’enjeu n’est pas anodin. Pour vous donner une idée, l’an dernier à lui seul l’atelier Dynamo a remis 640 vélos en circulation à Nancy et en a démonté plus de 300 pour les pièces détachées… Ce sont des quantités significatives et qui répondent visiblement à un besoin.

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Recyclage des plastiques : les chiffres

Recyclage des plastiques : les chiffres

Lors de la Matinée Plastiques organisée par MPE-MEDIA le 10 mars dernier, Franck Seïté, directeur adjoint de la division Plastiques du groupe Paprec, a fait le point sur les chiffres clés du recyclage en 2014.

L’Europe y aurait produit 25 millions de tonnes de déchets plastiques, dont 25% ont été recyclés, 37% ont été utilisés pour la valorisation énergétique et 38% ont été enfouis. Dans la même année, la France aurait produit 3,5 millions de tonnes de déchets plastiques, avec la même proportion d’enfouissement (38%), 20% en recyclage et 42% en valorisation énergétique. Selon les chiffres du groupe Paprec, 60% des plastiques sont recyclés pour la fabrication de produits à longue durée de vie (automobile, construction, équipements électroniques,…) et 40% pour des produits à courte durée de vie, essentiellement pour l’emballage. Enfin, concernant le PVC, 3ème plastique le plus vendu dans le monde, son recyclage atteint le niveau record de 470 000 t en Europe en 2014 et se trouve dans la lignée des 800 000 t pour 2020. Le chiffre français est d’environ 53 000 t de PVC recyclé en 2014.

Alors que les sénateurs planchent actuellement sur le projet de loi sur la transition énergétique, de nombreuses mesures sont abordées. Le texte prévoit notamment d'interdire les sacs plastiques, mais construire une véritable filière permettant le recyclage de tous les emballages plastiques serait terriblement efficace…

Fruit de deux années de travaux préparatoires, la loi sur la transition énergétique , portée par Ségolène Royal et adoptée par l’Assemblée nationale à la mi-octobre, devrait être examinée en février 2015 par les sénateurs. Parmi les différents leviers d’actions de la loi, l’un d’entre eux prévoit de réduire de 50 % la quantité de déchets mis en décharge d'ici 2025, de recycler 55 % des déchets non dangereux et de favoriser l'énergie issue de la valorisation des déchets non recyclables.

Pour atteindre ces objectifs, une mesure emblématique a été votée : l'interdiction, en France, des sacs plastiques à usage unique à partir de 2016. Une directive européenne allant dans le même sens est également en projet. Les sacs plastiques sont clairement dans le viseur des autorités. Mais une mesure serait terriblement plus efficace : donner les moyens de construire une véritable filière permettant le recyclage de tous les emballages plastiques…

Aujourd’hui, seul un quart des emballages ménagers plastiques est recyclé dans l’Hexagone. Notre pays a fait le choix de limiter le recyclage aux bouteilles et flacons tandis que les pots, barquettes, films souples et sacs (qui représentent 60 % des emballages plastiques), sont incinérés ou enfouis avec d’autres déchets. À titre de comparaison, nos voisins allemands ne mettent plus que 2 % de leurs déchets plastiques en décharge contre encore près de 37 % en France.

Pourtant, l’extension des consignes de tri est une piste de réflexion qui a été soulevée en 2007 par le Grenelle de l’Environnement. Elle a été confirmée en 2010 avec la loi Grenelle 2 qui fixait alors un objectif de recyclage de 75 % des emballages ménagers pour 2012. Objectif dont nous étions bien éloignés en 2012 puisque seulement 22,5 % de ces déchets étaient recyclés cette année-là...

La France a pourtant tout à gagner à trier puis recycler les emballages qui ne le sont pas aujourd’hui. C’est ce que montre une expérimentation menée à grande échelle par Eco-Emballages et l’ADEME depuis deux ans sur 3,7 millions de personnes.

Mettre tous les emballages plastiques dans la poubelle jaune permet d’augmenter les volumes de déchets collectés et ainsi diminuer les quantités mises en décharges. La plupart de ces plastiques sont en effet recyclables, permettant de produire de nouvelles barquettes, mais aussi des sacs-poubelle ou des tuyaux. Un autre intérêt majeur à soutenir l’extension des consignes de tri réside dans la préservation de l’environnement.

Quand on sait que les plastiques mettent plusieurs centaines d’années à se dégrader dans la nature, mieux vaut simplifier les choses en les triant tous de la même manière. L’expérimentation prouve d’ailleurs que les consommateurs seraient prêts à trier davantage s’ils étaient mieux accompagnés dans cette démarche. Une tendance qui pourrait être confirmée par la deuxième phase d’expérimentation, lancée par Eco-Emballages en novembre dernier, qui concernera 8 à 10 millions d’habitants.

De leur côté, les industriels des emballages plastiques sont également prêts pour que tous les emballages plastiques ménagers soient triés et recyclés. Ils travaillent en effet à développer toujours plus d’emballages mono-matériaux afin de faciliter leur recyclage.

Le dernier obstacle à lever est celui des centres de tri qui, d’après les résultats de l’expérimentation, ne semblent pas encore en mesure de traiter l’ensemble des emballages plastiques. Pourtant, quelques centres de tri pilotes et entièrement équipés seraient capables de trier correctement et économiquement tous les emballages. Pour éviter de multiplier le nombre de centres pilotes, représentant un investissement financier important, des centres de collecte intermédiaires pourraient être mis en place afin d’effectuer un premier tri des déchets avant de les envoyer vers les centres pilotes.

Toutefois, seule une forte volonté politique, identique à celle d’interdire les sacs plastiques, permettra de mettre en place une véritable filière de recyclage de tous les emballages plastiques sur l’ensemble du territoire.

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Un lieu participatif, à la fois épicerie bio et atelier de recyclage, pour « restaurer » le monde de demain ( Nantes )

C’est un lieu plein d’utopies concrètes mais difficilement définissable. On y vend très peu cher des produits bio et locaux. On y partage un café ou un repas. On s’active dans des ateliers pour cuisiner d’abondantes quantités de fruits et légumes recyclés, ou réparer un vélo. On y échange des vêtements, on y prête du matériel de bricolage. Autant de services regroupés dans un même lieu, à Nantes, animé par l’association Aujourd’hui, restaurons demain (Adda). Elle fonctionne avec des principes d’autogestion, sans salarié, et en indépendance financière. Un reportage multimédia de Side-Ways.

L’association Aujourd’hui, restaurons demain (Adda), c’est une épicerie où l’on trouve des produits bio et locaux à des tarifs raisonnables, et aussi de la nourriture gratuite récupérée au MIN, le Rungis nantais. C’est un lieu où l’on peut boire un café, donner ou prendre des objets, partager un repas, participer à des ateliers de cuisine ou de réparation de vélo.

L’Adda, c’est un local de quartier où l’on peut emprunter du matériel de bricolage, des machines à coudre, où l’on peut s’échanger, donner et prendre des vêtements, proposer des activités, se renseigner sur des thématiques environnementales. L’Adda, c’est un local de quartier où chacun peut prendre ses marques et, en fonction de ses envies, agencer, changer, adapter, proposer, créer sur tous les sujets.

L’Adda, ce sont des gens qui vous font confiance. Qui ne vérifient pas que vous avez payé exactement ce que vous avez acheté. Qui vous laissent gérer tout ce que vous souhaitez. Qui vous encouragent dans vos projets et vous aident à les réaliser. L’Adda, c’est un lieu créé par les habitants, pour les habitants, qui fonctionne sans salarié et sans participation obligatoire, et qui est indépendant financièrement.

Au début des années 2000, Xavier prend conscience des problèmes de ressources puis se renseigne sur tout ce qui y est lié : pic de pétrole, contrainte carbone, changement climatique, etc. Il en parle autour de lui, à sa famille, ses amis. Avec Claire, sa compagne, ils ressentent le besoin d’agir concrètement pour aider à la prise de conscience environnementale et aux changements de pratiques. Ils réunissent leurs amis et créent l’Adda : Association pour le développement durable par l’alimentation.

« Ce n’était pas l’idée de faire du prosélytisme, c’était de mutualiser nos énergies, nos savoir-faire, nos connaissances pour aller dans une autre direction avec ceux qui le souhaitent »

Depuis, l’Adda a beaucoup évolué : elle est devenue une association de quartier bien implantée avec près de 300 membres. De nombreux projets y sont nés, certains ont avorté, d’autres ont grandi, mûri. Aujourd’hui, l’Adda existe, elle a fait ses preuves. Elle a prouvé qu’il était possible d’avoir un lieu qui fait toutes ces choses, si simples quand on y pense, mais si rares dans la réalité. Cela ne s’est pas fait sans heurts, sans conflits, sans doutes, c’est une aventure humaine avec tout l’humain que cela comporte.

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Qui sont ceux qui jettent le plus ?

Qui sont ceux qui jettent le plus
 

Le gaspillage alimentaire frappe à tous les étages de la chaîne de consommation. Production agricole, transformation industrielle, grande distribution, restauration collective et commerciale, familles (lire ci-dessus). En production, les fruits et légumes non calibrés sont jetés. dans le transport, des produits abîmés ne sont pas commercialisés ou se retrouvent boudés par les consommateurs. Au cours de la phase de stockage, les ruptures de la chaîne du froid qui surviennent se traduisent par la destruction des produits. En usine, la préparation des plats cuisinés entraîne d'importantes pertes. En magasin, des produits sont rejetés selon des critères esthétiques et lorsque leur date limite de consommation est dépassée.

Pour connaître l'étendue des gaspillages, le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt a demandé un rapport en 2011. Parmi les conclusions de ce rapport, on note que «les métiers qui présentent les volumes de pertes et gaspillages les plus importants et nécessiteraient de ce fait une attention particulière de la part du gouvernement sont la restauration

collective pour les établissements de santé et médico-sociaux, la restauration collective des collèges et lycées, la restauration commerciale traditionnelle et la grande distribution.

Pour les établissements de santé, on ne peut cependant parler de «gaspillage» : le rapport met en avant la grande variété des profils nutritionnels à satisfaire par des repas livrés sur des plateaux déjà préparés et non «reservables». ? En restauration collective scolaire dans les collèges et lycées, ce sont les gaspillages alimentaires liés à une surévaluation des quantités à préparer et aux pratiques professionnelles qui sont pointées par le rapport. En restauration traditionnelle, les pertes alimentaires sont liées notamment à un problème de gestion des commandes et des stocks, au fait de travailler des produits bruts et frais, aux règles de sécurité sanitaire strictes et enfin aux pratiques professionnelles en cuisine, à la difficulté de prévoir avec précision le nombre de couverts quotidiens

Dans les métiers de la grande distribution, le rapport relève des gaspillages liés à une mauvaise gestion de l'équilibre entre stock et demande, aux standards marketing (calibre, esthétique) au retrait des produits alimentaires (date limite de consommation) et au retrait des produits non-conformes (étiquetage erroné).

Faites-vous attention au gaspillage alimentaire ?

Oui, je n'achète que ce dont j'ai besoin
 
Oui, je congèle le surplus d'aliments
 
Oui, je cuisine juste ce qu'il faut pour éviter d'avoir trop de restes
 
Non, je ne suis pas sensible à ce problème
 
Non, je laisse passer les dates de conservation
 
Non, j'oublie de cuisiner les restes

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ACTUALITÉS

 

Alimentaire : la chasse au gaspillage

La deuxième journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire s'est tenue en France. Avec un objectif affiché par le gouvernement : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici à 2025 grâce notamment à un pacte national réunissant collectivités, producteurs, industriels, distributeurs, restaurateurs.

À l'heure où il existe sur Terre encore un Homme sur six que la faim tenaille chaque jour, un immense et obscène gâchis alimentaire répond à cette détresse. Au niveau mondial, selon un récent rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 1 600 millions de tonnes d'aliments sont perdues ou gaspillées chaque année soit un tiers de la production mondiale avec des conséquences financières et écologiques de grande ampleur : 750 milliards de dollars de perte directe pour les agriculteurs, 3 300 millions de tonnes d'émission de CO2, 250 kilomètres cubes d'eau gaspillés, soit trois lacs Léman.

Dans cette immense dérive, la part des aliments jetés par les consommateurs n'est bien sûr pas la même d'une région à l'autre : après l'Amérique du Nord et l'Océanie, l'Europe pointe ainsi à la 2e position des consommateurs les plus gaspilleurs.

Dès lors, les gouvernements ne peuvent rester indifférents et, en France, l'année dernière, a été lancée une journée nationale contre le gaspillage alimentaire. La 2e édition qui s'est déroulée hier a permis au ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Stéphane Le Foll, d'afficher un objectif ambitieux : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025 «Chaque Français jette l'équivalent de 20 kilogrammes de nourriture par an – dont 7 kg encore parfaitement emballés – un gâchis qui représente une perte de 400 euros par an et par foyer», rappelle le ministère de l'Agriculture qui avait impulsé l'année dernière un pacte national anti-gaspi. Soutenu par la FAO et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), ce pacte avait été porté par 31 signataires (collectivités, producteurs, industriels, distributeurs, restaurateurs…) qui s'étaient engagés à mettre en œuvre 11 mesures visant à modifier en profondeur nos habitudes de consommation, mais également de transformation et de commercialisation des produits alimentaires en France.

«Il faut aller plus vite»

Un an après, Guillaume Garot, ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire à l'initiative de ce pacte, estime qu'il faut aller plus loin.

«Il faut accélérer la lutte contre le gaspillage alimentaire, en levant les verrous qui existent encore. Cela passe par la clarification des règles pour les dons alimentaires et pour les dates de consommation, par de nouvelles mesures pour l'achat des collectivités publiques, par la généralisation du doggy bag (pratique consistant à ramener à la maison la nourriture non consommée au restaurant), par l'éducation des enfants à la cantine et par la mobilisation de la grande distribution et des commerces», détaille M. Garot, qui s'est vu confier hier par le Premier ministre Manuel Valls une mission sur la réduction du gaspillage alimentaire.

Selon le ministère, cinq mesures sont déjà entrées en vigueur et six sont en cours. Parmi celles-ci la distinction entre autres des enseignes qui se sont mobilisées. Ainsi Carrefour a reçu hier le prix «Distribution» pour son action.

Mais au-delà des professionnels, ce sont aussi les particuliers qu'il faut convaincre d'adapter leur mode de consommation. Une nouvelle campagne a été lancée sur les réseaux sociaux avec des visuels percutants et humoristiques : «My poubelle is rich, Merci qui ?» et «Ce soir je serai la poubelle pour aller danser !»

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GASPILLAGE

5 conseils pour dire stop

Consommation

Chaque année en France, la quantité de déchets alimentaires s'élève à 5,2 millions de tonnes dans les foyers, soit 79 kg par personne, estime l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (Ademe). Sur ces 79 kg de déchets alimentaires, 20 kg de déchets pourraient sans difficulté être évités, estiment les experts si le consommateur «acceptait de modifier ses comportements». Chasser le gaspi serait aussi synonyme d'économie, environ 430 euros par habitant et par an, selon les estimations basses.
5 conseils pour dire stop

Bien plus encore, selon une étude de France nature environnement : les foyers jetteraient en moyenne entre 500 et 1 500 euros par an de nourriture consommable ! Alors, les conseils se multiplient à la télé sur le net dans les librairies. Des dix gestes anti-gaspi du ministère, au blog très couru de Delphine Michel, ou encore le site de Zéro gâchis qui, comme son nom l'indique, fait autorité en s'appuyant sur les très nourrissants travaux de l'Ademe. Petits conseils sur la route des courses et des économies.. A découper et coller sur la porte du frigo.

1. Anticiper les achats à la maison avant de partir faire les courses.

? Etablir une liste de courses, en fonction des besoins en évaluant ce qu'il reste au frigo et dans les placards.

? Accrocher une ardoise ou un bloc-notes sur le réfrigérateur pour noter au fur et à mesure ce qu'il manque.

? Anticiper les repas de la semaine.

? Vider intégralement le frigo avant de faire les courses, pour être sûr de ne rien gâcher.

2. Faire ses courses en magasin de manière responsable

? Restreindre ses achats à la liste. Eviter d'acheter des produits dont on n'a pas besoin et qui risquent de finir à la poubelle. Ne pas céder aux campagnes d e pub et aux promos dont on n'a pas l'utilité.

? Eviter d'aller faire les courses le ventre vide : la faim encourage les achats impulsifs !

? Revoir ses critères d'achat : ne pas bouder un légume ou un fruit de forme irrégulière ou tâché, qui peut-être en outre meilleur (plus naturel, plus sucré).

?Acheter des produits frais en plus petites quantités, mais plus souvent.

? Bien lire les indications inscrites sur les emballages notamment sur le mode de préparation (inutile d'acheter un produit qu'on ne peut cuisiner), la température de conservation, etc.

? Bien ordonner les achats : commencer par les produits non alimentaires finir par les surgelés, en pensant bien à la placer dans un sac isotherme. Rentrer alors directement chez soi pour bien respecter la chaîne du froid.

3. Ranger les courses de manière efficace pour une meilleure conservation

? Dans tous les cas, que ce soit au frigo ou dans les placards, la règle du «premier entré, premier sorti» est de mise : regarder les dates limite de consommation des produits et ranger devant ceux à consommer en priorité.

? Pour connaître le meilleur endroit pour ranger et conserver les aliments, regarder les conseils ou instructions de conservation qui figurent sur l'emballage…

? Dans le frigo, penser à retirer le suremballage en carton ou en plastique, ranger les produits au bon endroit selon les zones de fraîcheur.

? Ne jamais laisser à l'air libre dans le réfrigérateur des produits qui ont été ouverts, coupés ou cuisinés, car les bactéries pourraient proliférer.

? Au congélateur, ne pas hésiter à placer les surplus d'aliments, sauf ceux périmés ou trop proches de leur date limite de consommation.

? Visiter régulièrement le contenu des placards pour surveiller les dates limite de consommation des produits. Dans la corbeille de fruits, retirer les fruits gâtés afin que les produits pourris ne viennent pas contaminer les bons

4. Bien déchiffrer les étiquettes des emballages en distinguant DLC et DLUO.

Les aliments vendus dans un conditionnement doivent indiquer une date pour leur consommation. Il existe deux types de date de conservation, la date limite de consommation (DLC) et la date limite d'utilisation optimale (DLUO) qu'il est important de bien distinguer pour éviter de gaspiller.

«A consommer jusqu'au…», c'est une DLC. Lorsque cette date est dépassée, le produit est jugé impropre à la consommation, parce qu'il présente un danger pour la santé humaine.

«A consommer de préférence avant…», c'est une DLUO. Lorsque la date est dépassée, le produit ne présente aucun danger, il peut être consommé sans risque sauf en cas d'altération du produit même s'il peut avoir perdu en qualité.

5. Cuisiner malin... et économe (l'art d'accommoder les restes)

? Bien doser les portions préparées pour éviter que des restes s'accumulent dans le frigo.

? Respecter les quantités indiquées des recettes et utiliser les instruments de mesure mentionnés (cuillère à soupe ou à dessert, balance…), pour ne pas gâcher.

? Respecter les règles d'hygiène de base pour les mains mais aussi les ustensiles utilisés.

? Cuisiner les restes qu'on a souvent tendance à jeter en vérifiant qu'ils sont encore consommables.

? Pour bien conserver ces restes, les faire refroidir rapidement en les laissant à température ambiante 30 minutes maxi, puis les placer au frigo dans un emballage hermétique avant que les bactéries les rendent impropres à la consommation.

? Les réchauffer à haute température en évitant de les faire réchauffer plus d'une fois.

? Et peut-être éviter de les appeler «restes» (soyez créatifs !) pour les rendre plus appétissants.

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GIve Box

 

Installez une Give Box dans votre quartier

 

Une Give Box est une armoire placée dans un lieu public (ex. sur le trottoir) où on peut déposer ce dont on n'a plus besoin et prendre ce que l'on désire. Sans surveillance et pourtant, après deux mois d'existence, le Quartier Durable Wiels Duurzame Wijk ( Belgique ) a constaté l'efficacité de ce concept. De nombreuses autres intitiaves l'ont vérifié :

  1. Prolongation de la durée de vie des objets et vêtements déposés,
  2. Réduction des déchets : plus d'objets dans la Give Box = moins d'objets dans les poubelles,
  3. Incitation à la consommation d'objets de seconde main.

La Give Box peut aussi devenir un point de solidarité et de convivialité!

L’idée est d’une simplicité déconcertante, et pourtant, elle est tout simplement géniale!!! Dans une « boite » mise à disposition dans un quartier, une rue, en endroit accessible, pour y déposer ce dont vous n’avez plus besoin, ou pour vous servir si vous voyez des choses qui peuvent vous intéresser. Pourquoi stocker si ce n’est pas pour être utilisé un jour ou l’autre? Pourquoi jeter si cela peut encore servir? Voilà de quoi réduire les déchets tout en rendant service à autrui, voire en se rendant service à soi-même…

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Car pour l’exemple, j’ai pour habitude de faire un « petit tour du quartier » le soir histoire de m’oxygéner, de me vider la tête, de déstresser en cas de besoin, une promenade utile dont beaucoup devraient s’inspirer soit-dit en passant… Et de temps en temps, la chance a souri pour mon plus grand bonheur, et pour la « récupe » en général. Au final, jusqu’à présent, dans ce qui a été jeté par autrui, j’ai pu trouver neuf ou en très bon état à proximité des containers: un écran plat d’ordinateur 16/9ème (panne réparée en moins de 2 minutes), un meuble télé complet, diverses étagères, un home cinéma Samsung avec 5 baffles, deux paniers de pique-nique en osier (encore emballés), plus de 1200 cartes de voeux, un réveil- station-météo, des unités centrales, l’intégrale de la série Friends en DVD (entre autres DVD), etc…

Bref, les gens peuvent jeter tout et n’importe quoi, et cette société de consommation génère un nombre de déchets colossal, alors que des solutions sont possibles, en voilà une! Alors pourquoi ne pas en profiter?

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Commentaires (1)

1. Bureaux virtuels (site web) 10/04/2020

Information très importante pour les particuliers, mais pour les entreprises aussi.

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