Le crowdfunding

Le crowdfunding. Traduit en français, le crowdfunding signifie « financement participatif ». C’est le principe qui met en relation des entrepreneurs, des créatifs et tous porteurs de projet en mal de trésorerie avec des investisseurs ou des donateurs qu’ils soient particuliers ou professionnels

Le crowdfunding, appelé également financement participatif, est une technique de financement de projets de création d'entreprise utilisant internet comme canal de mise en relation entre les porteurs de projet et les personnes souhaitant investir dans ces projets. Pratique ancienne, elle fait l'objet actuellement d'un large engouement en raison de sa simplicité de fonctionnement et des difficultés que rencontrent certains créateurs à trouver des financements pour leurs petits projets. Ce mécanisme permet de récolter des fonds – généralement des petits montants – auprès d’un large public en vue de financer un projet créatif (musique, édition, film, etc.) ou entrepreneurial. Il fonctionne le plus souvent via Internet. Les opérations de crowdfunding peuvent être des soutiens d’initiative de proximité ou des projets défendant certaines valeurs. Elles diffèrent des méthodes de financement traditionnel et intègrent souvent une forte dimension affective.

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Le crowdfunding en royalties, un placement rémunérateur peu connu

Des entreprises relativement matures peuvent financer leurs projets auprès de la foule en échange du versement d’un pourcentage du chiffre d’affaires sur une période déterminée. Une façon originale d’impliquer les investisseurs sur la durée.

Le crowdfunding s’est particulièrement développé ces dernières partout dans le monde. Il existe trois grandes catégories de financement participatif : le don, essentiellement avec contrepartie qui s’adresse notamment à des start-up qui se financent via la prévente de leurs innovations ; le prêt, généralement rémunéré et qui prend la forme d’obligations d’entreprises ; et enfin l’investissement au capital des sociétés. Et c’est dans cette dernière famille que s’intègre le financement en royalties, une solution innovante peu connue des porteurs de projets et des financeurs (elle représentait au premier semestre 2017 un moins de 1% des fonds levés dans le cadre de l’investissement participatif) alors qu’elle présente plusieurs avantages pour les deux parties.

En France, WeDoGood est de loin le principal acteur du financement en royalties. Start-up rennaise de trois salariés, elle vise principalement les entreprises qui répondent à des besoins sociaux et environnementaux. Depuis son lancement en 2014, 32 projets ont été financés pour un montant cumulé légèrement supérieur au million d’euros. Ce type de financement s’adresse à des entreprises assez matures, dont le projet, le produit ou le service est prêt à être commercialisé. Ainsi, une fois la levée de fonds réalisée, la société peut commencer à vendre son produit et à en reverser une part, les royalties, à sa foule de financeurs. En rémunération de leur apport, les investisseurs ne reçoivent pas de parts de capital mais un pourcentage sur les ventes, tous les trimestres pendant 5 ans, parfois un peu moins. “Notre parti pris est d’avoir une certaine implication des investisseurs”, explique Jean-David Bar, cofondateur et président de WeDoGood.

Le taux de rémunération est fixé pour rembourser entre 1,5 et 2 fois l’apport des investisseurs sur 5 ans. Cela dépend du prévisionnel de chiffre d’affaires et surtout, au final, de sa réalisation. Un financeur en royalties peut recevoir plus que prévu initialement si les ventes décollent. Il peut aussi obtenir moins d’argent, en cas de flop. Toutefois, un filet de sécurité est prévu par WeDoGood : si l’investissement n’est pas remboursé au bout de 5 ans alors les versements trimestriels continuent jusqu’à ce qu’il soit récupéré. Naturellement, s’agissant de financer de nouveaux projets, dont les ventes sont censées augmenter d’année en année, les royalties vont progresser au fil des trimestres. L’avantage pour les investisseurs est d’avoir un retour sur investissement qui intervient rapidement et d’être associés au succès du projet auquel ils adhérent. Aujourd’hui, sur les 32 entreprises financées, 25 versent des royalties tous les trimestres, 3 ont fait défaut et les 4 dernières n’ont pas encore commencé à rémunérer leurs investisseurs.

Pour les porteurs de projet, l’intérêt majeur est d’obtenir un financement sans avoir à ouvrir leur capital. C’est plus simple et ils gardent l’entière propriété de leur entreprise. Depuis novembre dernier, WeDoGood propose d’ailleurs sa solution aux entrepreneurs ayant déjà ouvert leur capital et souhaitant reprendre le contrôle. Il s’agit d’offrir aux actionnaires de la première heure la possibilité de sortir via un contrat de royalties. De même, une formule a été développée autour de ce système pour permettre aux start-up d’intégrer simplement et gratuitement la “love money” (les fonds levés au premier lieu auprès de la famille et des amis des fondateurs), tout en évitant d’ouvrir son capital. Ces deux propositions ont donné de la visibilité à WeDoGood mais il n’y a pas eu encore de transformation”, indique Jean-David Bar. “A partir du système de royalties, nous cherchons le modèle idéal”, explique-t-il. La solution viendra peut-être de la prochaine innovation qui sera dévoilée par la start-up à la fin du mois : sur certains projets, un fonds d’investissement partenaire apportera 50% du financement recherché avec un système de royalties différent (plus long et mieux rémunéré) qui bénéficiera aussi aux autres investisseurs.

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Tousnosprojets.fr :

Baptisé "Tousnosprojets.fr", ce nouveau portail de Bpifrance agrège l'ensemble des projets, entrepreneuriaux ou non, faisant appel aux internautes pour être financés. Fleur Pellerin, la ministre délégué chargée des PME, doit annoncer en fin d'après midi ce lundi de nouvelles mesures réglementaires sur le crowdfunding.

Après l'ACP et l'AMF qui avaient publié un guide du financement participatif, une autre institution publique accorde un coup de pouce pratique au crowdfunding. À l'initiative de Bpifrance, vient d'être lancé un portail internet qui agrège l'ensemble des projets faisant appel aux internautes pour être financés . Son nom ? Tousnosprojets.fr .

"700 projets sont déjà référencés, issus de Kisskiss Bankbank, Anaxago, Particeep ou encore Mymajorcompany, souligne Fleur Pellerin, la ministre déléguée chargée des PME et du numérique, qui a annoncé le lancement de ce portail ce lundi matin lors d'une conférence de presse, en marge de l'ouverture des Assises du financement participatif.Les projets ne sont pas examinés par Bpifrance mais les sites qui les présentent aux internautes doivent respecter une charte de qualité", poursuit la ministre.

Depuis plusieurs semaines, en effet, les plateformes de crowdfunding communiquent à Bpifrance la liste des projets qu'ils soumettent aux internautes afin que ces derniers les financent. Ainsi, Wiseed, Kiss Kiss Bank Bank et Hellomerci ont apporté leur contribution. On retrouve donc, sur cette page internet dédiée, les appels à financement des PME inscrites sur les sites de crowdequity (ou financement avec prise de participation au capital) et les demandes issues de particuliers qui souhaitent lever des fonds pour réaliser un projet artistique ou humanitaire (par un appel au don ou au prêt). Certains créateurs d'entreprises utilisent également la formule du don en échange d'une contrepartie différée pour lancer leur projet et pré-vendre leurs premiers produits et ainsi financer leur fabrication . À l'image de l'entreprise d'apéritifs à base d'insectes Jimini's ou d' Olivier Taco et son ceinturon Papa .

 Les PME s'adresseront aux conseillers en investissement participatif

En fin de journée, Fleur Pellerin reprendra la parole pour annoncer les très attendues modifications de la réglementation bancaire qui entrave le développement de la finance participative . Son ministre du tutelle à Bercy, Pierre Moscovici, avait déjà annoncé début septembre la création d'un statut de Conseiller en investissement participatif (CIP). Des détails devraient être apportés concernant ce statut. D'après nos informations, seul des individus travaillant pour les plateformes de crowdfunding pourront revendiquer le statut de CIP . Une même personne ne pourra pas être à la fois CIP et Conseiller en investissements financiers (CIF), un statut déjà existant et adopté faute de mieux par nombre de responsables de sites de crowdfunding. Les CIP auront le droit de recevoir et transmettre des ordres financiers. Leurs rapports avec les investisseurs particuliers seront allégés de certaines formalités administratives pour fluidifier la démarche de ces derniers.

Les CIP auront donc le pouvoir d'émettre des offres de titres financiers, en l'occurence en communiquant par Internet auprès de particuliers repérés sur les plateformes de crowdfunding. Pour sortir du flou réglementaire concernant ce point, un seuil de levée de fonds pourrait être précisé par Fleur Pellerin . A moins que Bercy n'attende le dernier moment et la future publication d'une ordonnance sur le sujet. Au dela de ce seuil, l'offre devra être considérée comme publique et se plier aux procédures, parfois lourdes, de l'Autorité des Marchés Financiers.

Quant à la limite de 149 investisseurs potentiels qui peuvent être prévenus des détails d'une offre de titres financiers sans qu'elle ne devienne publique, elle ne bougera pas avant qu'une décision soit prise à l'échelle européenne.

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Pour dénicher les meilleurs gadgets, rendez-vous dans la boutique Ulule

Si vous ne passez pas votre temps sur Ulule, vous avez probablement raté l’occasion de vous offrir un vélo en bambou, des baskets équitables made-in Pérou et une lampe de chevet bioluminescente. Mais ceci pourrait changer avec l’ouverture à la fin septembre d’une boutique Ulule dans le quartier du Marais à Paris. Après Amazon et son projet de 400 librairies aux États-Unis, le géant européen du  financement participatif a en effet décidé de se lancer lui-aussi dans la vente au détail. «C’est une évolution naturelle pour nous», assure Mathieu Maire du Poset, directeur adjoint de la plateforme. « Nous avons l’habitude d’emmener des porteurs de projet sur des événements comme le salon du Made In France ou encore d’organiser des concerts pour les musiciens. Avec cette boutique, nous souhaitons aller plus loin et assurer aux projets une visibilité même après la fin de leur campagne.»

Boutique participative

Pour être exposés, les objets devront en effet avoir réussi leur levée de fond, «même si nous organiserons aussi des événements afin de promouvoir certaines campagnes en cours», explique le cofondateur d’Ulule. Autre étape importante: recevoir l’approbation de la communauté. «Nous voulons que cette boutique soit participative car c’est dans notre ADN», assure Mathieu Maire du Poset. Il reviendra donc aux 1,2 millions d’usagers français de la plateforme de voter pour choisir les objets mis en vente. Une opportunité intéressante notamment pour les créateurs de mode: «Il y a beaucoup de gens qui préfèrent toucher la matière et essayer avant d’acheter», explique Julie Wolff Kerjuan qui a conçu le sac de voyage Loupp.

Machine à histoire et jokari revisité

Outre ce sac, les clients pourront découvrir d’autres succès de la plateforme comme les soins bio pour hommes Ho Karan, les box découverte Oh my tea, le jokari revisité Bloum ou la machine à fabriquer des histoires Lunii. «C’est une bonne occasion pour nous de toucher le grand public qui n’a pas forcément suivi la campagne», explique Maëlle Chassard qui a conçu ce dernier objet. Cette initiative de Ulule n’est pas sans rappeler InDemand: une fonctionnalité mise en place par l'américain Indiegogo en 2015 qui permet de commander un objet après la fin d’une campagne. Celle-ci a permis cet été à la ruche FlowHive de récolter 1 million de dollars supplémentaires en plus des 13 initialement collectés.

Concurrence d’Indiegogo

«L’idée d’Indiegogo avec InDemand est intéressante, mais elle augmente la confusion des internautes entre crowdfunding et vente en ligne à la Amazon», explique le cofondateur d’Ulule. «Le financement participatif permet de développer un produit, ce qui induit des risques au niveau délais ou réussite. Ça n’a rien à voir avec l’achat en avance d’un nouvel album de U2. »

Cette boutique sera néanmoins une nouvelle source de revenus pour la plateforme, qui prendra un pourcentage sur les produits, vendus au prix public. «Si l’expérience est concluante, nous pourrons la répliquer dans d’autres villes. Chez Ulule, nous aimons bien tester.» A la rédaction, on a hâte d'essayer le jokari revisité.

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Cinq plateformes de crowdfunding qui veulent changer le monde

Exit les gouvernements et les banques. Si on veut changer le monde, pourquoi ne pas rendre le pouvoir aux citoyens? C’est le pari de plusieurs plateformes de financement participatif: des énergies renouvelables à l’agriculture bio en passant par l’aide aux plus démunis, ces sites promettent d’investir notre argent dans des causes vraiment utiles. Quand on sait que le secteur du crowdfunding double chaque année, atteignant les 300 millions en 2015, on peut se permettre d’espérer!

Lumo, le financement 2.0 des énergies renouvelables

Avec Lumo, Alexandre Raguet entend «accélérer» la transition écologique: «Pour atteindre les objectifs européens, la France devrait investir 5 milliards d’euros par an dans les énergies renouvelables». Une somme considérable mais qui n’est rien face «aux 80 milliards épargnés chaque année par les Français sur leurs comptes ou livrets», assure le banquier reconverti.  Sur sa plateforme, les internautes peuvent désormais investir à partir de 25€ dans la construction d’éoliennes, de panneaux solaires ou de services comme ekWateur, un nouveau fournisseur d’énergie verte. Avec à la clé entre 3 et 5% d’intérêts: «Ce qui est beaucoup plus que les 0.75% du livret A», commente Alexandre Raguet.

Si la plateforme ne finance pas encore notre sortie du nucléaire, elle a déjà dépassé le million d’euros collectés après seulement deux ans d’existence. Le tout avec une croissance de 100% par an, la preuve que l’énergie verte a de l’avenir.

Bluebees, une autre agriculture est possible

Pour changer le monde, on peut aussi miser sur l’alimentation biologique. «Un maraicher qui travaille bien gagne, au mieux, 1.000€ par mois. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que la banque lui accorde un prêt?», s’insurge Emmanuelle Paillat, la présidente de Blue Bees.

Fondée en 2012 par Maxime de Rostolan, cette plateforme dédiée à l’agriculture bio décolle depuis 2014 et a déjà levé 1,5 millions d’euros à destination des petits producteurs. «Les banques préfèrent les gros tracteurs polluants à 100.000€ qu’ils pourront hypothéquer le jour où l’agriculteur fera faillite, à un simple cheval de trait qui n’a aucune valeur pour eux», renchérit-elle.  En échange de leur soutien, les internautes reçoivent des pots de miel, des pulls en laine, des fromages ou tout autre produit de la ferme. A moins qu’ils n’optent pour le prêt, rémunéré à hauteur de 3% par an. «On prête aussi aux fermiers des pays du Sud. Au Burkina Faso, on a ainsi donné du travail à une centaine de paysans avec seulement 20.000€.»

Ecobole, le crowdfunding écolo

«Je ne prétend pas être un écolo radical. Je fais juste ça pour aider mon prochain», assène de son franc-parler Emmanuel Boullier. Issu du monde de la restauration, cet autodidacte a fondé la plateforme Ecobole début 2013 afin de soutenir «tout ce qui est tourné vers la protection de l’homme et de son environnement». Une plateforme de crowdfunding classique fonctionnant avec des contreparties qui a tout de même collecté 220.000€ depuis sa création.  Sa plus grande fierté? Voir des projets refusés par les banques réussir leur levée de fond sur sa plateforme. «Ça va du verger à la yourte chambre d’hôte en passant par des drones pour sauver les rhinocéros», explique-t-il. «Avec 5% de frais, on paie à peine l’hébergement du site mais l’important c’est de défendre notre planète.»

Humaid, changer le cours d’une vie

Parfois, il ne faut pas aller plus loin que son quartier pour changer des vies. Lancé à la fin 2015, Humaid entend changer des destins en rassemblant des fonds de façon ponctuelle. «On a eu l’idée quand l’un de nos proches a eu besoin d’acheter un fauteuil roulant», raconte Pierre Durand, l’un des deux cofondateurs. Un investissement conséquent dont seulement la moitié est prise en charge par les pouvoirs publics.  «Notre idée, c’est de venir en complément des aides de l’État, d’être une dernière chance après l’épuisement du droit.» Grâce à leur plateforme, Amjed, un réfugié Syrien, a ainsi pu payer son équivalence de médecine et Inès, une jeune maman célibataire, s’est dotée d’une prothèse de main d’une valeur de 3.950 €.

«A la différence d’une simple cagnotte en ligne, tous les besoins exprimés sont vérifiés par les associations qui nous transmettent les dossiers», assure Pierre Durand. C’est aussi une façon pour les bénéficiaires de sortir de l’isolement. Françoise, une Nantaise victime d’une maladie dégénérative a eu la surprise de voir ses voisins repeindre son appartement en plus des travaux d’assainissement prévus.

We Do Good, financer des entreprises qui ont du sens

Pour les projets qui ne rentrent dans aucune case, il existe enfin We Do Good.  Une plateforme dédiée à «l'entrepreneuriat à impact positif», comme l’explique Susana Nunes, cofondatrice. Sur ce site, les internautes peuvent soutenir des initiatives aussi diverses qu’une appli de covoiturage courte-distance, un gazéifieur pour les déchets bois ou un camping écologique. Mais à la différence des autres plateformes, ici pas de don ou de prêt. «Nous avons mis au point une nouvelle formule baptisée royalty-crowdfunding», explique Susana Nunes. En échange d’un investissement pouvant aller de 10 à 100.000€, les internautes reçoivent pendant cinq ans un pourcentage du chiffre d’affaire de l’entreprise. Une façon d’impliquer les internautes dans des projets potentiellement transformateurs de notre société.  Pour toutes ces plateformes, attention cependant à ne pas miser trop gros. Comme tout placement financier, le crowdfunding n’est pas sans risques.

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Sites web de crowdfunding en France

Traduit en français, le crowdfunding signifie « financement participatif ». C’est le principe qui met en relation des entrepreneurs, des créatifs et tous porteurs de projet en mal de trésorerie avec des investisseurs ou des donateurs qu’ils soient particuliers ou professionnels. Panorama d’une vingtaine de sites de crowdfunding en France. 

Le crowdfunding connait un essor mondial grâce aux nouvelles technologies et à la mise en relation facilitée, indue par Internet. La deuxième étude réalisée par CompinnoV en début d’année 2014 montre que la collecte 2013 de crowdfunding a atteint 78,3 millions d’euros en France soit près de 3 fois plus qu’en 2012. 

La solution web du financement participatif est à la fois risquée, fascinante, engageante pour l’avenir et porteuse de création et d’innovation. Trois types de financement sont à distinguer au sein de l’univers du crowdfuning : les prêts (peer-to-peer lending), les dons (reward-based crowdfunding) et les investissements en capital (equity based crowdfunding). 

Les sites de crowdfunding se rémunèrent via une commission sur les collectes de fonds réussies, souvent comprise entre 3% et 5% (mais qui peuvent atteindre 10%). Elles sont réclamées aux porteurs de projets dans la majorité des cas, exception faite des projets caritatifs où la commission dûe peut être imputée aux investisseurs. A ceci s’ajoutent les frais de transactions.

Les plateformes de prêt

Pour ceux qui souhaitent donner du sens à leur épargne, le crowdfunding basé sur le prêt entre particuliers est une bonne solution. Pas d’intermédiaire bancaire, l’argent est disponible pour le porteur de projet qui doit le rembourser dans un laps de temps pré-défini, avec ou sans intérêt. Les plateformes de prêt misent beaucoup sur la e-reputation de l’emprunteur au sein d’une communauté. Il engage son honnêteté et son honneur à rembourser.

Hello merci est une plateforme de prêts solidaires basée sur le principe du « tout ou rien » (l’emprunteur ne peut recevoir de prêt que s’il atteint le montant qu’il a demandé. Sur cette plateforme entre 200 et 10 000 euros). Le porteur de projet pilote intégralement les paramètres financiers et peut rembourser la somme empruntée sur une période d’1 à 36 mois maximums. (www.hellomerci.com/fr)

Babyloan est spécialisé dans le micro-crédit solidaire. Les sommes prêtées, à destination des micro-entrepreneurs, ont pour montant minimal 20 euros. Le remboursement s’effectue sans intérêt. Une commission est demandée aux internautes-prêteurs selon une grille tarifaire. (www.babyloan.org/fr)

Plateforme de prêt destinée aux PME, Unilend propose aux particuliers de sélectionner les entreprises qu'ils souhaitent encourager. Le particulier fixe le taux d'intérêt et une partie du capital lui est remboursé mensuellement. Les entreprises peuvent demander un financement entre 20 000 et 250 000 euros sur une durée comprise entre 2 et 5 ans. (www.unilend.fr)

Les plateformes de don et de financement sans contrepartie financière

Le crowdfunding par le don relève du mécénat et en ceci, on ne peut pas dire que le financement participatif soit nouveau. Selon son degré d’implication, le donateur peut recevoir en nature un cadeau de la part du porteur de projet. Sa souscription peut également équivaloir à une prévente du service ou du produit. 

Sur Babeldoor, les artistes, écrivains, créatifs, voyageurs, intrépides et philanthropes se retrouvent pour présenter leur projet. Ils ont 100 jours pour concrétiser la levée de fonds et atteindre la somme (aucune limite) nécessaire à la réalisation de leur idée. Le montant minimum pour le soutien financier est de 5 euros. (www.babeldoor.com)

Kisskissbankbank est l’un des sites pionniers du crowdfunding en France et l’un des leaders mondiaux. Les créateurs ont un maximum de 90 jours pour finaliser leur financement via la plateforme. Les catégories qui regroupent les projets sont variées : art, sport, design, écologie, éducation, journalisme, solidarité, mode… (www.kisskissbankbank.com)

Ulule est une plateforme spécialisée dans les projets créatifs, innovants, solidaires et à portée citoyenne qui peuvent prendre une forme variée : spectacles, enregistrements d’albums, missions humanitaires… 90 jours est également la période maximale durant laquelle la collecte peut avoir lieu. Les dons peuvent commencer à partir de 5 euros. (fr.ulule.com)

Zentreprendre se pense comme un réseau social et nécessite une inscription initiale (gratuite). Avant de lancer la collecte, le porteur de projet doit fédérer autour de lui une communauté minimale de 50 personnes. Après quoi, il pourra demander des financements dans une durée maximale fixée à 100 jours. Une des particularités de la plateforme : pas de business plan nécessaire mais un projet IMPACT explicité, basé sur la présentation de l’idée, du marché, du produit & service, de l’approche commerciale, du cash need (argent nécessaire) et du timing. (www.zentreprendre.com)

Reservoirfunds est une plateforme tournée vers la création d’entreprise ou les très jeunes entreprises en décollage. La particularité de ce site est la possibilité d’échanger des petites sommes d’argent contre des dons en nature. (www.reservoirfunds.com)

Notrepetiteentreprise est un partenariat entre My Major Company et la BGE (le réseau d’appui des entrepreneurs). Le retour financier est possible seulement sur les projets portés par My Major Company ou ses partenaires. Le temps de collecte maximum est de 3 mois. (www.notrepetiteentreprise.com)

Plateforme de financement avec prise de participation ou co-production 

Les investisseurs financent la société et reçoivent des contreparties financières. Ils deviennent actionnaires de l’entreprise et participent directement à son capital. Le créateur cède une partie de la propriété intellectuelle de son projet. 

SparkUp est une plateforme sur laquelle les levées de fonds se font principalement auprès du réseau des porteurs de projet. L’investissement minimal est de 50 euros. La levée de fonds porte sur des sommes comprises entre 10 000 et 100 000 euros. Les projets artistiques ou associatifs ne sont pas pris en compte. (www.sparkup.fr)

La spécialité d’Investir99 est de découper la période de levée de fonds en 3 temps : "en parrainage", "en financement", "financé". Pour commencer la recherche d’investissement via la plateforme, le porteur de projet doit trouver 99 parrains qui le soutiennent. Après quoi, il peut se lancer et présenter aux investisseurs son business plan. La période maximale pour trouver des fonds est fixée à 12 mois. (www.investir99.com)

Kiosktoinvest est une plateforme de crowdfunding encore en construction, spécialisée dans le développement du territoire et la création d’emplois. Entrepreneurs, start-up et PME enregistrés au Registre du Commerce et des Sociétés peuvent déposer leur demande de levée de fonds d’un montant compris entre 100 000 euros et 5 000 000 d’euros. Le titre minimal s’élève à 1000 euros. Côté, il peut être échangé sur un marché secondaire. (www.kiosktoinvest.com)

Pour intégrer la plateforme de Smartangels le seuil de rentabilité de la société doit être atteint ou sur le point de l’être. Les levées de fonds sont calibrées entre 2 et 3 mois. La demande de financement est comprise entre 200 000 euros et 2 000 000 d’euros. Le site entend faire une sélection rigoureuse des projets. Pour découvrir les entreprises, l’inscription préalable est obligatoire. (www.smartangels.fr)

Happy Capital est un site de crowdfunding qui permet de lever jusqu’à 1 000 000 euros entre 8 à 12 semaines auprès d’un maximum de 149 associés. Pour bénéficier de la plateforme, les sociétés doivent être inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés. Elles doivent également signer un pacte avec le site pour être accompagné durant la première année par un cabinet de conseil de leur région en France. (www.happy-capital.com)

Pour déposer sa demande de crowdfunding sur le site de Particeep, l’inscription est obligatoire. Le site met en place la possibilité de s’inscrire via son profil LinkedIn. Le porteur de projet peut démarcher différents groupes d’investisseurs : professionnels, business angels, fonds d’incubateurs et organismes publics qui l’aideront dans sa levée de fonds. (www.particeep.com)

Anaxago est un site dédié aux PME en pleine croissance qui s’appuient sur des secteurs dynamiques. Elles ont un temps imparti de 90 jours pour lever des fonds. La recherche de capitaux débute à partir de 100 000 euros. La participation minimale au projet est de 1 000 euros pour les investisseurs. (www.anaxago.com)

Wiseed est une plateforme de crowdfunding spécialisée dans les secteurs de la santé, de l’environnement, du numérique, de l’industrie et des services selon un triptyque de trois mots clés : durable, responsable, performante. La société doit être créée et avoir moins de 8 ans pour lever des fonds. Le ticket minimal des investisseurs est de quelques centaines d’euros pour un financement de la start-up dès 100 000 euros et jusqu’à 1 millions d’euros. (www.wiseed.com/fr)

Sowefund, nouvellement arrivé sur le marché du financement participatif, met en relation particuliers et entrepreneurs de start-ups qui ont déjà trouvé une partie de leur financement auprès d'acteurs professionnels (fonds d'investissement ou Business Angels) et qui cherchent à renforcer leurs fonds propres. L'investissement du grand public est effectif à partir de 100 euros. Les fonds sont investis directement dans la start-up ou dans une holding créée à cet effet. (www.sowefund.com)

Plateformes hybrides

Certains sites de crowdfunding mixent les trois grands modèles de financement participatif. 

Fondatio organise sa collecte de fonds selon trois types de projet : entreprise, collaboratif et humanitaire. Chacun se voit doter de 3 types de financement différents, respectivement ce sont des actionnaires, investisseurs et donateurs. (www.fondatio.com)

Mynewstartup soumet au vote des internautes les projets présélectionnés. Après quoi, le projet est audité et la levée de fonds organisée. Les investisseurs peuvent faire partie d’une entreprise à partir d’un euro. Les créateurs ont le choix d’ouvrir ou non leur capital. Soit les investisseurs reçoivent une récompense en nature (achat par anticipation du produit ou du service) soit ils deviennent actionnaires. (www.mynewstartup.com)

U’start me est un réseau social dont l’inscription est gratuite et où le porteur de projet peut à la fois déposer son idée et le soumettre à une collecte de fonds auprès d’investisseurs, d’institutionnels, d’entreprises ou de particuliers mais aussi trouver de futurs associés, développer des contacts avec des professionnels et obtenir des conseils. (www.ustartme.com)

Et vous ? 

Quel site de crowfunding utilisez-vous ? Pourquoi avoir sélectionné une plateforme plutôt qu'une autre ? Faites-nous part de vos témoignages et expériences dans notre espace réservé aux commentaires.

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Les 5 meilleurs sites d’investissement participatif

le financement participatif (appelé aussi « crowdfunding ») est un mode de financement faisant appel au grand public. Des particuliers contribuent au financement d’un projet en y apportant des montants plus ou moins importants, en fonction de leurs moyens. De ce fait, c’est le nombre de personnes contributrices qui fait la différence : la somme de petits montants conduit à la mobilisation d’un montant élevé. Le financement participatif fait se rencontrer porteurs de projet et des investisseurs, le plus souvent par des plateformes en ligne. L’investissement participatif est principalement utilisé pour des projets de création ou développement d’entreprises, mais aussi parfois pour des projets immobiliers. Les conditions de participation sont définies à l’avance, que ce soit les paliers de montants que vous pouvez financer, les gains que cela peut vous apporter etc. Sur internet, il existe de nombreux sites d’investissement participatif, certains étant bien sûr meilleurs que d’autres, que ce soit dans leur fiabilité ou dans les services qu’ils proposent. Voici les 5 meilleurs sites d’investissement participatif du web.

Site #1 : Investir99

investir99 site de financement participatif

Le site Investir99 a un fonctionnement particulier que n’ont pas ses concurrents. En effet, sur cette plateforme d’investissement participatif, la levée de fonds d’un projet est découpée en trois étapes. D’abord, il y a l’étape du parrainage, où le porteur de projet doit trouver 99 parrains pour le soutenir. S’il y parvient, son projet est alors accepté, ce qui lui donne la possibilité de présenter son projet, et notamment son budget prévisionnel, aux investisseurs. Pour finir, la levée de fond a lieu. Un autre avantage de la plateforme par rapport aux autres est que la période maximale pour parvenir à rassembler la totalité des fonds nécessaires est de 12 mois, contre une moyenne de 3 mois sur les autres sites. En investissant dans une entreprise via cette plateforme, vous obtiendrez en échange des actions dans l’entreprise en question, ainsi que, dans certains cas, des avantages fiscaux.

Site #2 : Anaxago

anaxago investissement dès 1000 euros dans des pme en pleine expansion

Anaxago est un site dédié aux PME en pleine croissance qui s’appuient sur des secteurs dynamiques. La période imposée de levée des fonds est de 3 mois. Ce site est spécialisé dans le financement de projets importants, puisqu’ils débutent à partir d’un montant total minimum de 100 000 euros. La participation minimale au projet est de 1 000 euros pour les investisseurs, qui deviennent alors actionnaires de l’entreprise pour laquelle ils ont investi. Anaxago offre aux investisseurs des garanties de sécurité par une sélection des entreprises sur des critères drastiques. Seules les meilleures entreprises voient leurs projets acceptés, après vérification de nombreux éléments tels que la propriété intellectuelle, les contrats commerciaux, les procédures juridiques, les états financiers…

Site #3 : Wiseed

wiseed investissez dans l'économie réelle

Wiseed est une plateforme d’investissement participatif dont les entreprises candidates sont spécialisées dans les secteurs de la santé, de l’environnement, du numérique, de l’industrie et des services. Le site est spécialisé dans le développement d’entreprises existantes, et non dans la création d’entreprise, puisque les entreprises clientes doivent exister depuis au moins 8 ans pour pouvoir lever des fonds sur la plateforme. Cela garantit aux investisseurs une certaine fiabilité et solidité, puisqu’il s’agit d’entreprises existant depuis plusieurs années. D’autre part, avant que la levée de fonds ne démarre, le projet passe par une phase de vote. Durant cette étape, les investisseurs votent pour le projet qu’ils préfèrent, ce qui permet au site de tester la popularité d’un projet, et de voir si la levée de fond est réaliste et a une chance d’aboutir. Les investissements démarrent à quelques centaines d’euros, et les projets vont de 100 000 à 1 millions d’euros.

Site #4 : Sowefund

sowefund investir dans les entreprises de demain

La plateforme de financement participatif Sowefund est arrivée plus récemment sur le marché, mais n’en est pas moins attrayante. Elle met en relation des particuliers et des entrepreneurs de start-ups qui ont déjà trouvé une partie de leur financement auprès d’acteurs professionnels, mais qui cherchent à renforcer leurs fonds propres. Les investisseurs peuvent investir un montant minimum de 100€. Le site sélectionne également les entreprises candidates après plusieurs audits précis de leur budget prévisionnel, de leur projet dans sa globalité, de la stratégie, du secteur d’activité etc. Ils rencontrent les dirigeants des entreprises candidates, que vous pouvez vous aussi rencontrer, si vous le souhaitez, de façon virtuelle lors de conférences organisées régulièrement sur le site.

Site #5 : Lendopolis

lendopolis plateforme de financement participatif

Le site Lendopolis est différent de ses concurrents, car au lieu d’un investissement aboutissant sur des actions, ici vous faites un investissement sous forme de prêt, sur lequel vous toucherez ensuite des intérêts lors de son remboursement par l’entreprise choisie. D’autres sites de prêt participatif existent, sur lesquels vous investissez une somme X et elle est automatiquement dispatchée sur les différents projets par la plateforme. Ici, c’est vous qui choisissez à quelle entreprise vous souhaitez prêter de l’argent. Pour vous aider à bien faire votre choix, le site vous donne accès à des informations capitales pour déterminer notamment la viabilité du projet, la santé de l’entreprise etc., comme les 2 derniers bilans de l’entreprise, son budget prévisionnel et le tableau de financement du projet. Vous pouvez aussi contacter les dirigeants à tout moment. De son côté, le site dispose d’une équipe d’analystes financiers qui étudient les entreprises et leurs projets afin de leur attribuer une note de risque. En fonction de cette note de risque et de la durée du prêt, les taux d’intérêt (donc les rendements de vos investissements) vont varier entre 5 et 12% par an. Grâce à ce système, vous pouvez vous constituer un réel portefeuille d’investissements, investir dans plusieurs projets, réinvestir les mensualités reçues etc. Vous pouvez investir des sommes allant de 20 à 1000 euros par entreprise, mais le nombre d’entreprises dans lesquelles vous pouvez investir n’est pas limité !

Conclusion :

L’investissement participatif est un moyen simple et rapide d’effectuer des investissements rentables et souvent peu risqués, puisque les risques auront été évalués au préalable par des équipes de professionnels de l’entreprise et de la finance. Chaque site cité dans cet article possède différents agréments garantissant leur professionnalisme et la fiabilité de leurs analyses. Investir dans une entreprise, sous forme de prêt ou pour en devenir actionnaire, permet de soutenir un projet qui vous tient à cœur, en lequel vous croyez, tout en réalisant une belle opération rentable, bien plus lucrative qu’un produit d’épargne, et à court ou moyen terme, contrairement par exemple à un investissement immobilier. C’est pour toutes ces raisons que l’investissement participatif connaît un succès de plus en plus important, et que les plateformes dédiées à ces activités se multiplient sans cesse depuis quelques années. Si vous cherchiez une bonne opportunité de faire fructifier votre argent, ne cherchez plus, vous avez trouvé !

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FinanceUp se spécialise dans le financement participatif en fonds propres. Appelé également equity-crowdfunding, ce concept permet aux internautes de devenir actionnaires d'une société qu'ils ont envie de soutenir, en échange de leur participation. Pour les dirigeants d'entreprises et porteurs de projets, c'est aussi un moyen d'étendre sans fin leurs communautés de prescripteurs et d'ambassadeurs de leurs produits ou services.

Le crowdfunding (en français "finance participative") est un mode de financement alternatif, permettant de lever de l'argent en faisant participer le plus grand nombre de personnes grâce à internet.

Le concept repose sur la possibilité qu'offre internet de toucher une population considérable sans effort, et la participation de chacun à hauteur de ses moyens dans le but de financer un projet de plus ou moins grande envergure.

Le crowdfunding a explosé pendant les années 2000, et a d'abord permis de financer des projets artistiques et culturels grâce au soutien de millions d'internautes à travers le monde. Depuis, le concept s'est élargi au prêt entre particuliers, et enfin à l'investissement au capital des entreprises, en fond propres.

FinanceUp se spécialise dans le financement participatif en fonds propres. Appelé également equity-crowdfunding, ce concept permet aux internautes de devenir actionnaires d'une société qu'ils ont envie de soutenir, en échange de leur participation. Pour les dirigeants d'entreprises et porteurs de projets, c'est aussi un moyen d'étendre sans fin leurs communautés de prescripteurs et d'ambassadeurs de leurs produits ou services.   https://financeup.fr/Accueil/

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Lancer des projets grâce au financement participatif

Avoir une idée, la tester, la financer et la lancer : c’est ce que proposent les sites de « crowdfunding », en développement. Un moyen pour artistes et entrepreneurs de collecter des fonds auprès de particuliers.

Parmi les entreprises qui proposent du financement participatif de projets, le site KissKissBankB...

Denis ALLARD/REA

Parmi les entreprises qui proposent du financement participatif de projets, le site KissKissBankBank, une PME pionnière du crowdfunding, littéralement : le financement par la foule.

 

Parmi les entreprises qui proposent du financement participatif de projets, le site KissKissBankBank, une PME pionnière du crowdfunding, littéralement : le financement par la foule.

Cité Paradis, à Paris, dans le 10e arrondissement. Dans le décor simple et fonctionnel d’un espace ouvert au mobilier suédois, 12 salariés et deux stagiaires pianotent sur des ordinateurs. L’ambiance, dans les locaux de KissKissBankBank, est à l’image de cette PME, pionnière française du financement participatif : jeune, innovante et efficace. Vincent Ricordeau, le cofondateur de l’entreprise, a résumé, en anglais, le concept en une formule simple : Do it yourself, autrement dit : Faites-le vous-même.

Le site KissKissBankBank pratique le crowdfunding, littéralement : le financement par la foule. Le principe est simple : des créateurs sans le sous, mais des idées plein la tête, présentent un projet sur Internet en détaillant le montant nécessaire à sa réalisation. La somme doit être collectée en quatre-vingt-dix jours maximum et directement auprès des internautes. Le mécène reçoit ensuite, s’il le souhaite, une contrepartie à la hauteur de son versement. Dédicace, livre, photo, place de concert… 

Adrien Aumont, l’autre acolyte de KissKissBank­Bank, aime raconter cette histoire : «En 1958, le réalisateur américain John Cassavetes voulait réaliser un long métrage, appelé Shadows.  À la radio, il demande alors aux auditeurs d’envoyer chacun un billet de 1 dollar. Opération réussie. Au final, les donateurs apparaissent dans une scène de Shadows.» Le principe s’est depuis généralisé outre-Atlantique dans le monde du cinéma.

Selon le cabinet américain Massolution, le crowdfunding a rassemblé 2,7 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) en 2012, répartis sur 308 plates-formes. Soit une augmentation de 81% par rapport à l’année précédente. Et cela devrait continuer à grimper. Massolution parle d’un doublement cette année, tandis que le cabinet Deloitte table sur 6 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) récoltés en 2013. 

Cela reste malgré tout une goutte d’eau par rapport à l’ensemble des crédits classiques. En France, l’association Financement participatif, qui rassemble les principaux opérateurs du secteur, estime que 40 millions d’euros ont été investis dans 60 000 projets en 2012. Le journaliste Denis Robert, entre autres connu pour son enquête sur l’affaire Clearstream, est actuellement en collecte sur KissKiss. «Ce n’est pas du quémandage, c’est une opération gagnant-gagnant !», raconte le journaliste. 

En quinze jours, la campagne pour son documentaire sur François Cavanna, Jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai, a déjà récolté plus de 12 000€. Objectif : rassembler 20 000 €, très au-delà de la plupart des collectes. Mathieu Maire du Poset, le responsable communication chez Ulule, l’autre grande plate-forme française, évoque un montant moyen de 5 000 €. Dans la logique du tout ou rien, si l’objectif initial n’est pas atteint, les créateurs ne touchent rien, les contributeurs se voient remboursés ou ne sont pas débités et la plate-forme ne perçoit pas de commission.

Si, chez Ulule, 75% des projets sont retenus, seulement 3 000 sur les 10 000 reçus par KissKiss ont été mis en ligne. «On a refusé beaucoup d’idées : des problèmes divers de trésorerie qui n’ont pas de sens sur le site», explique Vincent Ricordeau. Le 23 avril, les KissKissBankers ont donc mis en ligne Hello merci, «une sorte de place de marché» qui permet d’effectuer des microprêts de particulier à particulier. L’emprunt s’élève de 200 € à 15 000 € et le remboursement s’étale sur une période d’un à trente-six mois. Des prêts à taux zéro, mais pas gratuits : si la collecte fonctionne, le site perçoit une commission de 6%.

Laurent Thuvignon voulait consolider son activité d’écomobilité dans le parc de la haute vallée de Chevreuse. «Je connaissais le système, mais j’étais sceptique : ça ne fait pas très sérieux de demander de l’argent auprès de particuliers pour acheter des vélos de location !» Habitué aux circuits classiques, il se laisse tenter, «par curiosité».

Au final, 16 prêteurs, dont cinq qu’il ne connaît pas, et 3 000 € récoltés. «L’intérêt, ce ne sont pas les 3 000 €, mais le levier promotionnel que cela représente», explique-t-il. Parfois, ces prêts participatifs permettent aussi de débloquer des prêts bancaires. «Hello merci répond à une carence des banques, mais n’en est pas une», souligne Vincent Ricordeau.

La diversité des plates-formes crée cependant un flou juridique du secteur. L’argent collecté est-il considéré comme un don, un prêt, un apport au capital ? Chez Ulule, «il s’agit de transactions commerciales», insiste Mathieu Maire du Poset. Pour préciser les règles, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont donc publié, le 14 mai, deux guides à l’usage des sites et des internautes. 

Un cadre qui a vocation à évoluer. Dans l’idée du «Jobs Act» voté en avril 2012 aux États-Unis, le gouvernement français a assuré, lors des assises de l’entrepreneuriat, qu’il ferait à la rentrée des « propositions précises» pour établir des règles spécifiques du crowdfunding. La concurrence de quelque 20 sites français n’effraie pas Vincent Ricordeau. «Plus il y a de sites, plus le concept de l’économie collaborative se propage !» 

Aujourd’hui, 65% des projets sur KissKissBankBank, contre 62% chez Ulule, parviennent au bout de leur collecte. Si ces sites souhaitent «libérer la créativité» en permettant à chacun de se lancer, les créateurs ne sont pas égaux face à la collecte. En plus d’une bonne idée, son porteur doit avoir un cercle étoffé d’amis et de parents aisés et généreux. Ou savoir utiliser les réseaux sociaux pour élargir sa collecte. Là encore, ce n’est pas donné à tout le monde.

« CROWDFUNDING », MODE D’EMPLOI 

Il existe plusieurs systèmes de financement participatif ou communautaire.

Le don contre récompense (reward-based) : si le projet est mené à son terme, le prêteur reçoit une contrepartie en nature. Il s’agit généralement du produit ou du service créé par l’entreprise soutenue. Il y a aussi les dons simples à destination des ONG ou des associations. Plus classique, cela représente encore  la part la plus importante du crowdfunding. 
Les prêts (peer to peer lending), qui peuvent être avec ou sans intérêt. Cela représente environ le quart des montants collectés.
L’investissement contre prise de participations : c’est le segment de marché qui se développe le plus. En France, la plate-forme Wizeed vient ainsi de lever 1 million d’euros auprès d’internautes. L’investisseur récupère des parts de la société dans lequel il investit.

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La nouvelle mode du financement participatif

Le jeune milieu de la finance participative part à la conquête des épargnants en leur proposant d'investir dans des domaines très rémunérateurs, auparavant réservés aux banquiers. Si le crowdfunding (littéralement, financement par la foule) s'est fait une place dans notre socièté.

La réglementation du financement participatif, ce qui va changer pour vous !

Une révolution copernicienne est-elle en cours dans la finance des entreprises ? Avec le financement participatif (crowdfounding), les habitudes traditionnelles devraient changer radicalement. A présent, ce ne seront plus nécessairement les entrepreneurs qui chercheront des financiers, mais les investisseurs qui choisiront librement, en âme et conscience, le projet dans lequel ils souhaiteront investir.

Que faut-il retenir de la nouvelle règlementation ?

DES NOUVEAUX STATUTS EN VIGUEUR

Dorénavant, à chaque forme de financement participatif correspond un statut référent. L'intermédiaire en financement participatif (IFP) se voit confier la charge du prêt (crowdlending). Les sites internet fournissant uniquement du financement participatif sous forme de don peuvent également avoir recours à ce statut.

Le financement participatif en action (equity crowdfunding) est dévolu au conseiller en financement participatif (CIP). Quant au statut de prestataire en service d'investissement (PSI), il permet d'avoir accès au statut de passeport européen.

Les autorités régulatrices (Autorité des marchés financiers et Banque de France) imposent des conditions d'accès ainsi que des règles de bonne conduite des plus strictes. Ainsi, les professionnels du financement participatifs doivent « s'enquérir auprès de leurs clients ou de leurs clients potentiels de leur expérience en matière d'investissement ainsi que de leur situation financière et de leurs objectifs d'investissement de manière à s'assurer que l'offre proposée est adaptée à leur situation » (le 6° de l'article 547-9 du code monétaire et financier).

Les conseillers en investissements participatifs communiqueront également aux investisseurs potentiels les risques qu'ils encourent dans la prise de participations au sein d'une entreprise (le 5° de l'article 547-9 du code monétaire et financier).

LA PROTECTION DES INVESTISSEURS

Pour les investisseurs, ces nouvelles règles signifient plus de transparence dans leurs choix d'investissements mais également plus de sécurité en termes d'accès aux informations financières et stratégiques de l'entreprise.

Les investisseurs auront l'assurance que les informations fournies dans le cadre de l'offre seront sincères. Ils devront également être informés du suivi de l'utilisation des fonds par le professionnel en financement participatif.

De plus, le nouveau cadre règlementaire permet à l'investisseur d'avoir un large choix de projets à sa disposition (Art 547-9 du code monétaire et financier).

Si ces nouveaux statuts tendent à sécuriser et faciliter les investissements des particuliers, il encadre également l'offre des entreprises désirant lever des fonds sur une plateforme.

DES RÈGLES CLAIREMENT DÉFINIES AVEC LES ENTREPRISES

Selon le nouveau règlement, une société est autorisée à lever jusqu'à 1 million d'euros (Art 411-2 du code monétaire et financier).

Hormis l'assurance de la compétence des professionnels du financement participatif, la société devra définir avec la plateforme les modalités de la levée fonds. Il peut être question, du prix de l'action s'agissant du l'equity crowdfunding ou bien des avantages en nature accordés aux investisseurs pendant la campagne de communication pour le crowdgiving, mais également des conditions de clôture de la levée de fonds.

In fine, la solution du financement participatif donne aussi bien la possibilité à de nombreux projets de naître, qu'à de multiples entreprises de grandir, ou à de nouveaux secteurs d'activité d'émerger et de se développer.

LE FACTEUR DE LA RÉUSSITE, C'EST LA COMMUNICATION

Une campagne de lever de fonds réussie répond à des exigences de communication incontournables. L'existence d'un réseau de proximité structuré localement ou sur internet via les réseaux sociaux représente un atout décisif, une exposition assurée.

La qualité du produit ne gage en rien du succès de la campagne. Le crowdfunding s'adresse potentiellement à tous. Aux néophytes comme aux experts, les porteurs de projet doivent être capables de présenter leurs offres d'une manière accessible, car bien souvent ce sont les premiers investisseurs qui décideront de l'issue de la levée de fonds. Ils seront les premiers ambassadeurs de l'entreprise et multiplieront vos potentialités de réussite tout en alimentant la chaîne du financement.

OSEZ ENTREPRENDRE ET OSEZ INVESTIR !

A l'heure où les banques se montrent toujours plus frileuses à financer la prise de risque, à l'heure où la France traverse une période de croissance nulle, le crowdfunding se pose en alternative crédible. L'ambition du financement participatif est de permettre à tous de participer à une aventure entrepreneuriale, sans exigences de connaissances techniques ou d'un montant d'investissement élevé.

Donneurs, prêteurs ou actionnaires, le crowdfunding est une solution de placement responsable, efficace et durable.

Philippe Gaborieau (président fondateur de la plate-forme de financement participatif Happy Capital)

Annuaire regroupant les sites de Crowdfunding en France et dans le Monde :   http://www.alloprod.com/labels-participatifs/

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Un million de Français adeptes du financement participatif. L'association Financement participatif France présente les chiffres encourageants de son baromètre 2014 : 66 millions d'euros collectés depuis janvier. 

My Major Company, Kiss Kiss Bank Bank, Ulule, Prêt d'union... Les noms de ces plateformes de financement participatif sont devenus familiers. En effet, depuis le succès du chanteur Grégoire, révélé par le public via My Major Company en 2007, le concept de financement participatif s'est ancré dans les habitudes des Français. Ce jeudi, l'Association Financement participatif France (FPF), qui regroupe les acteurs français du crowdfunding, présentait justement les résultats de son premier semestre autour d'un chiffre symbolique : un million de Français ont déjà participé au financement d'un projet en crowdfunding. Nicolas Lesur, président de FPF, s'est réjoui : "La finance participative marque sa capacité à se démocratiser et à devenir une source de financement crédible et pérenne de l'économie française." Avec 66 millions d'euros collectés depuis janvier, contre 33 millions l'an dernier sur la même période, les fonds réunis par les plateformes ont doublé. Le financement participatif apparaît comme une solution au problème du financement de l'amorçage d'un projet, au point que même les acteurs traditionnels que sont les banques s'intéressent de près au phénomène, engagent des partenariats avec les plateformes existantes ou se lancent dans la mise en place de leur propre plateforme de financement participatif.

Esprit de communauté 2.0

Trente-sept plateformes de financement participatif ont été interrogées dans le cadre du baromètre du premier semestre 2014, parmi lesquelles quatre basées sur le don sans contrepartie, dix-huit plateformes de don avec récompenses, six plateformes de prêt et neuf plateformes de prise de participation au capital d'entreprises. Elles ont enregistré 44 000 projets, concernant de nombreux secteurs d'activité : des projets culturels et solidaires, et des projets de développement d'entreprises. Ce sont les plateformes de prêt qui réunissent le plus de fonds, avec 37 millions d'euros récoltés, suivis par les plateformes de don, puis d'investissement en capital, avec respectivement 19 millions d'euros et 10 millions d'euros. Les 18-24 ans soutiennent surtout des projets via les dons, les 35-49 ans se tournent quant à eux plus facilement vers le capital, séduits par une initiative innovante. Pour les entreprises, le crowdfunding est une façon de diversifier les ressources de financement et d'accéder directement au prêt, quand les recours traditionnels prennent davantage de temps. Qui dit financement participatif dit aussi communauté d'ambassadeurs. En effet, le porteur de projet peut créer des liens avec ses financeurs, la plateforme devenant un lieu de rencontre avec des partenaires motivés, business angels d'un nouveau genre. 

Vers un cadre législatif plus souple

En octobre, la réforme sur le financement participatif devrait lever certaines des contraintes imposées jusqu'à présent, avec par exemple la création d'un statut participatif prenant en compte les particularités des financements sur internet, mais aussi la levée du monopole bancaire pour les prêts. Organisés, les acteurs du financement participatif se réuniront le 11 décembre prochain aux côtés des pouvoirs publics pour la deuxième édition des assises du financement participatif, afin de tirer les premiers enseignements du nouveau cadre réglementaire. Par ailleurs, la conférence du réseau européen des acteurs du crowdfunding (ECN) se tiendra les 11 et 12 décembre à Paris, tandis que l'étape parisienne du Tour de France de la finance participative organisée par FPF investira les locaux de la BPI le 10 décembre. 

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Le "crowdfunding" monte en puissance en France
 
Le "crowdfunding", ou financement participatif, a pris son envol en France. La collecte a doublé entre 2013 et 2014, et sur le front du cadre réglementaire, on y voit enfin clair.

La finance participative a le vent en poupe. En un an, les fonds collectés par les plate-formes de financement participatif ont été multipliés par deux, à 66,4 millions d’euros au premier semestre 2014.

Donner à un proche pour qu’il puisse réaliser son film ou monter son petit commerce, prêter avec ou sans intérêts, monter au capital d’une start-up prometteuse… Le modèle de la finance participative est en plein essor. 66,4 millions d’euros de fonds ont ainsi été col­lectés sur les plates-formes de « crowdfunding » au premier semestre 2014, d’après les chiffres de l’association Financement Participatif France (FPF). C’est le double des fonds collectés au premier semestre 2013.

Depuis l’introduction en France, en 2008 de ce mode de financement, un million de Français y ont contribué. Les trois quarts ont moins de cinquante ans, « une typologie plus jeune que dans le financement traditionnel », selon Nicolas Lesur, président de l’association FPF. Plus globalement, « la finance participative marque sa capacité à se démocratiser et à devenir une source de financement crédible et pérenne de l’économie française », se félicite celui-ci.

Dans le détail, les plates-formes de prêt ont permis de collecter 37,4 millions d’euros tandis que celles de dons ont drainé 19,2 millions d’euros. Les sites de capital investissement (prise de participation au capital) ont quant à eux permis de lever 9,8 millions d’euros.

En revanche, les levées de capital arrivent en tête de classement en termes de moyenne de collecte, avec environ 185.500 euros, contre 2.411 euros pour les dons quand il n’y a pas de contrepartie, et 3.478 euros quand le donateur ­perçoit une gratification, souvent symbolique.

De la même façon, le fait de rémunérer ou non les fonds est déterminant pour les prêts : 650 euros sont collectés en moyenne quand il n’y a pas d’intérêt, contre 9.930 euros pour les prêts rémunérés. Il faut dire que la rémunération est attractive : elle varie entre 4 % et 5 % pour les prêts accordés à des particuliers et peut aller jusqu’à 9 % pour les entreprises.

Décrets imminents

Depuis 2008, près de 45.000 projets ont été mis en ligne. Le taux de succès, c’est-à-dire le taux des projets ayant atteint leurs objectifs de levée de fonds est très variable. Il est de 56 % pour le capital-investissement, 59 % pour les dons avec récompense contre 97,8 % pour les dons sans contrepartie. Les prêts remportent le trophée avec 98 % de succès.

Les acteurs du marché attendent, pour la fin juillet, la publication des décrets clarifiant le statut et le champ d’action de la finance participative. Leur entrée en vigueur devrait ensuite être effective en octobre. Cette réforme devrait ­permettre d’attirer encore plus de contributeurs, rassurés par ce cadre législatif. « C’est une première étape qui a vocation à être révisée assez vite », anticipe Nicolas Lesur. Les assises du financement participatif ont été décalées à décembre pour avoir un peu de recul. Le président de l’association FPF compte aussi sur le Tour de France de la finance participative, qui organise depuis près d’un an des événements dans les régions en partenariat avec bpiFrance, pour crédibiliser le « crowfunding ».

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Le financement participatif (crowdfunding)

Le crowdfunding ou "financement participatif" est un nouveau mode de financement de projets par le public. Ce mécanisme permet de récolter des fonds - généralement des petits montants - auprès d'un large public en vue de financer un projet artistique (musique, édition, film, etc.) ou entrepreneurial. Les opérations de crowdfunding peuvent être des soutiens d'initiative de proximité ou des projets défendant certaines valeurs.

Le crowdfunding fonctionne le plus souvent via Internet et se présente sous différentes formes :

  • des dons avec ou sans contrepartie ;
  • des prêts rémunérés ou non ;
  • ou des souscriptions de titres.

En France, afin de favoriser le développement du financement participatif dans un environnement sécurisant pour les contributeurs (donateurs, prêteurs ou investisseurs), les pouvoirs publics ont adapté le cadre réglementaire, par l'ordonnance n°2014-559 du 30 mai 2014. Le nouveau dispositif entre en vigueur le 1er octobre 2014. L'ordonnance n°2014-559 du 30 mai 2014 relative au financement participatif est accessible via le lien suivant : legifrance.

Le crowdfunding n’est plus une utopie, mais une alternative concrète pour financer des projets. L’idée simple de contribuer collectivement paraissait totalement irréaliste il y a quelques années : jamais les internautes ne seraient prêts à s’engager de manière « sonnante et trébuchante »… Soutenir un artiste, commanditer une oeuvre, est longtemps resté le privilège des puissants. Cependant nous vivons une époque de rupture… La révolution numérique bouleverse les usages, le web redistribue les rôles. Les plateformes de crowdfunding permettent désormais à chacun de contribuer à la création artistique, avec pour base quelques principes simples : se rassembler pour donner, même un peu, contribuer à la réussite d’un projet qui porte un nom et un visage, s’impliquer en devenant prescripteur ou early adopter.

Le crowdfunding, ou financement participatif, devient une alternative pour financer des projets. Les internautes s’engagent de manière sonnante et trébuchante si vous savez communiquer. Comment fonctionne la finance participative ? Comment lancer votre campagne ? Tout pour multiplier vos chances de réussite. Trouvez toutes les réponses à vos questions dans les articles çi - dessous.

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Le crowdfunding s’implante dans les vignobles. Terra Hominis est la première société de financement participatif spécialisée dans le domaine du vin…

Tailler ses vignes, vendanger à la main, écraser le raisin avec les pieds… La vie de vigneron a beau être éloignée de cette image champêtre, beaucoup d’amateurs de vin rêvent d’avoir leur «vignoble». Ludovic Aventin, ancien caviste à Rouen et grand amateur de rugby, a transformé l’essai: en 2011, il a créé la première société de financement participatif, Terra Hominis, pour racheter 6,5 hectares de vignoble dans le Languedoc. Trois ans après, le système du crowdfunding lui a permis de financer, avec 300 associés, le rachat de trois domaines entre Béziers et Carcassonne.

«A l’époque, aucun banquier n’a accepté de me suivre pour le rachat de ces vignes sur le plateau de Faugères, explique Ludovic Aventin. J’ai donc mobilisé mon réseau de connaissances et j’ai réussi à rassembler 92 personnes qui ont investi chacun 1.300 euros.» Après création d’une société civile immobilière (SCI) dont chaque apporteur de fonds détient quelques parts, Ludovic Aventin s’est entouré d’un œnologue et d’un vigneron pour cultiver son vin dans les meilleures conditions possibles. «Nous voulions un vignoble dont nous serions fiers: nous avons donc décidé de travailler avec des produits biologiques, de faire des vendanges manuelles, de favoriser la bonne santé du sol qui doit être riche en vers de terre…»

Des dividendes en plaisir

Les associés, eux, ne se sont pas enrichis financièrement dans l’affaire mais ne peuvent pas y laisser de plumes. «Nous avons dissocié le foncier, dont chaque associé détient une part, de l’exploitation. Donc même si nous devons déposer le bilan pour l’exploitation, les associés ne perdent pas leur part de propriété», explique Ludovic Aventin pour qui le principal critère de sélection des associés est leur goût pour «les hommes et le vin plutôt que pour l’argent»: «Il est hors de question de mettre le projet sur une plateforme Internet de crowdfunding, martèle-t-il. Je veux rencontrer les gens intéressés, comprendre qui ils sont…»

Rémunérés par des dividendes représentant 4,5% de la valeur des parts, mais uniquement sous forme de bouteilles de vin, les associés sont surtout payés en moments conviviaux: une assemblée générale sous forme de banquet en continu pendant trois jours, des moments passés ensemble dans les vignes, des dîners arrosés… «Les vrais dividendes, c’est le plaisir que l’on prend», assure Ludovic Aventin qui cherche aujourd’hui à agrandir le cercle de ses 300 associés pour financer un projet de vignoble associé à une truffière et à investir dans d’autres parcelles pour ne pas laisser le vignoble languedocien en friche. «Les deux tiers des vignerons du Languedoc ont plus de 55 ans, déplore-t-il. Il faut aider les jeunes talentueux qui veulent s’installer mais que les banques ne veulent pas soutenir.» 

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Etude: Les Français pas encore séduits par le «crowdfunding» . Le financement participatif n’est plébiscité que par 31% des Français alors qu'Arnaud Montebourg doit présenter ce mercredi l'ordonnance visant à faire de la France un pays leader dans ce domaine…

Financer un projet musical, hôtelier, social ou culturel depuis son salon, en se rendant sur une plateforme d’échanges entre investisseurs et porteurs de projet n’est pas encore une pratique très courante pour la plupart des Français. Selon un sondage OpinionWay pour Citygate et F2iC*, seuls 31 % d’entre eux se disent globalement séduits par le «crowdfunding» (littéralement, «financement par la foule»), cette pratique de financement participatif sur Internet qui vise à aider les entrepreneurs à récolter des fonds. Dans la plupart des cas, c’est l’association d’un grand nombre de personnes investissant un petit montant qui permet aux porteurs de projets de trouver les fonds demandés. Ce mode de financement est également un moyen de fédérer le plus grand nombre de personnes autour d’un projet. Les fonds peuvent être alloués sous quatre formes différentes: le don, le prêt, la récompense ou la participation au capital d’une entreprise.

Plus de deux tiers des Français pas intéressés

En France, ce financement participatif sera encadré dès juillet, après la publication des décrets d'application d'une ordonnance qui doit être dévoilée ce mercredi par Arnaud Montebourg, prévoyant notamment la création de deux statuts pour les plateformes du secteur. Mais à la veille de ce grand changement, la pratique peine encore à séduire. Dans le détail, seuls 3 % des Français y ont déjà eu recours. Quelque 12 % connaissent le «crowdfunding» et comptent y participer dans les mois à venir et 16 % ne connaissaient pas mais se disent intéressés. Les 68 % restants n’étant pas intéressés par le projet (1 % ne se prononce pas). Par ailleurs, ce sont les jeunes (18-24 ans) et les foyers les plus fortunés qui sont les plus enclins à donner.

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Comment cela fonctionne-t-il ?

Deux aspects :

petit_carre.gif l'épargnant qui souhaite investir un peu d'argent dans un projet "coup de coeur"

petit_carre.gif le porteur d'un projet de création d'entreprise qui ne possède pas les fonds nécessaires au démarrage de son activité et ne souhaite pas faire appel au crédit bancaire

L'un et l'autre se rencontrent sur internet via une plateforme dédiée. Les projets sont présentés par leurs porteurs et les épargnants choisissent de financer celui (ou ceux) qui leur plaisent à hauteur de ce qu'ils souhaitent investir. Le fonctionnement très simple de cette forme de financement présente aussi l'avantage de la transparence pour l'épargnant. Celui-ci sait ce qu'il finance et le fait par choix et selon ses valeurs.

A qui cela s'adresse-t-il ?

Le financement participatif s'intéresse à toutes les sortes de projets. 
Généralement, les sites de mise en relation sont thématiques : projets culturels, sociaux, environnementaux, innovants, numériques, etc.

Trois formes d'apports sont offertes aux investisseurs :

petit_carre.gif un don modique appelé aussi "présent d'usage". La rémunération de l'épargnant est  sans contrepartie financière : ce peut être un objet, une entrée gratuite pour un spectacle, etc.

petit_carre.gif une participation aux fonds propres de la société créée. La rémunération de l'épargnant se fait alors par les dividendes ou par la plus-value réalisée lors de la cession des titres.

petit_carre.gif un prêt. Les prêts versant des intérêts ne peuvent être proposés que par des établissements de crédit agréés par la Banque de France.  La collecte de fonds pour réaliser des opérations de prêt à intérêt est donc interdite. Seule la collecte de prêts sans intérêts est ouverte aux particuliers. Les sommes investies peuvent aller de quelques euros à plusieurs centaines. 

Règlementation 

La règlementation bancaire et fiscale est source de contraintes importantes pour les structures proposant des plateformes de financement qui doivent obéir à différentes règles :

petit_carre.gif règles prudentielles identiques à celles des établissements bancaires : identification détaillée de l'épargnant (justificatifs d'identité et de domicile), contrôles anti-blanchiment, anti-terrorisme, etc. 

petit_carre.gif règles de contrôle de la qualification des investisseurs car le financement participatif est considéré comme un investissement risqué (bien que les montants investis soient souvent plus faibles que ceux qui sont dépensés dans les jeux de hasard)

Coût

Pour fonctionner les plateformes prennent une commission sur le montant des sommes récoltées (5 à 12 %).  Il existe aussi la possibilité de verser un pourboire à la plateforme qui a pris en charge l'ensemble des coûts pour rémunérer le service qu'elle a rendu.

 Principaux sites

La liste des plateformes est loin d'être exhaustive. Elles sont de plus en plus généralistes et financent les projets quels que soient leur thème.

Les premières à s'être créées sont les suivantes :

petit_carre.gif My Major Company 
petit_carre.gif Babeldoor
petit_carre.gif Kisskissbankbank
petit_carre.gif Ulule

D'autres sont spécialisées dans des projets de micro-crédit :

petit_carre.gif Babyloan
petit_carre.gif Mail for Good

ou des projets responsables :

petit_carre.gif SPEAR
petit_carre.gif Ecobole
petit_carre.gif Arizuka
petit_carre.gif Cowfunding
petit_carre.gif United Donations

Certaines se spécialisent dans les opérations de prêt :

petit_carre.gif Pret de chez moi par la  Nef
petit_carre.gif Hellomerci

D'autres encore concernent des projets de création d'entreprise ou proposent du financement participatif de projets en offrant aux donateurs des récompenses en contrepartie :

petit_carre.gif Reservoir Funds
petit_carre.gif Citoyens solidaires

Enfin certaines s'adressent à des entreprises déjà créées et ayant des projets de développement :

petit_carre.gif Smart Angels
petit_carre.gif Anaxago
petit_carre.gif FinanceUtile
petit_carre.gif Afexios
petit_carre.gif Wiseed
petit_carre.gif Particeep
petit_carre.gif Happycapital

Et toutes les autres .....

petit_carre.gif Zentreprendre
petit_carre.gif UstartMe
petit_carre.gif Investir99
petit_carre.gif SparkUp

Bpifrance propose un accès à plusieurs plateformes de financement participatif par le lien suivant : TousNosProjets.fr

De son côté le site Alloprod recense les plateformes dans un annuaire consultable par catégorie de projets.

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 La France veut accélérer l’essor du financement participatif 

 

 Le gouvernement continue son opération séduction envers les entreprises. Cette fois, c’est le très populaire, mais encore embryonnaire, secteur du financement participatif qui est au centre des attentions.

Après un an de concertations, Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l’économie numérique, a annoncé, vendredi 14 février, une série de mesures visant àassouplir les contraintes réglementaires qui pèsent sur ce mode de financement en pleine expansion.

Avec le « crowdfunding », les particuliers peuvent se muer, par l’intermédiaire d’Internet, en mécènes ou en banquiers, en donnant, prêtant ou investissant leur argent dans des projets ou des entreprises.  Et cela fonctionne. En 2013, 78 millions d’euros ont été collectés en France, selon l’association Financement participatif France. C’est trois fois plus que l’année précédente. Quant au gouvernement, il aurait tort de se priver de ce ressort à l’heure où les petites entreprises peinent à se financer.

« LES VALEURS DE LA “START-UP RÉPUBLIQUE” QUE NOUS VOULONS CRÉER »

« C’est un formidable levier de croissance, de création d’emploi, de mobilisation citoyenne. Notre ambition est de faire de la France un des pionniers du “crowdfunding”, car il porte les valeurs de la “start-up République” que nous voulons créer – bâtir, en France, un cadre propice à la création d’entreprises innovantes – », souligne Mme Pellerin. « Notre texte va permettre d’assurer le développement de ce secteur, en levant les contraintes qui brident l’innovation, mais en restant vigilant sur la protection des consommateurs », ajoute-t-elle.

Concrètement, pour les plateformes de don (Ulule, Kisskissbankbank…), qui permettent de financer des projets en quelques clics, le texte ne change rien.  En revanche et c’est une des nouveautés, il donne un coup de canif au monopole des banques. Désormais, celles-ci ne seront plus les seules à pouvoir prêter de l’argent moyennant intérêts. Les particuliers pourront avancer des fonds à d’autres particuliers ou à des entreprises contre rémunération.

« C’est un nouveau marché. Des sociétés attendaient cette clarification pour selancer. Des projets, comme Prêts-Pme.fr, sont dans les starting-blocks », dit Nicolas Dabbaghian, président de Spear, un site de financement solidaire.

Le gouvernement a prévu quelques garde-fous. Les particuliers ne pourront pasprêter plus de 1 000 euros par projet et les sites devront, notamment, les informersur les risques et les taux de défaillance…

Deuxième mesure phare, le texte assouplit les démarches en cas d’appel public à l’épargne. Les PME vont pouvoir lever jusqu’à un million d’euros auprès des internautes sans avoir à rédiger un long et fastidieux document visé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une victoire pour les plateformes de crowdfunding, qui ont milité pour relever ce plafond.

« Il suffira à une entreprise en quête de fonds de réaliser un document de quelques pages pour présenter son activité, ses perspectives. C’est nettement plus adapté à la réalité des start-up », se félicite Benoît Bazzocchi, président de Smartangels.fr.

Ce montant peut sembler élevé, les opérations se situant plutôt en moyenne aut.our de 350 000 euros. Mais, « augmenter ce seuil permettra de proposer aux investisseurs des sociétés déjà plus matures et donc, a priori, moins risquées », assure Joachim Dupont, président d’Anaxago.

Contrairement au prêt rémunéré, les particuliers pourront, dans ce type d’investissement, miser sans aucune limite. Et il ne sera pas réservé aux personnes disposant d’un fort patrimoine, comme au Royaume-Uni. « Réserver le financement participatif à une élite va à l’encontre de l’esprit du crowdfunding », souligne Mme Pellerin.

DANGERS POUR LES ÉPARGNANTS

Ces règles plus souples ne sont toutefois pas du goût de tous. A l’UFC-Quechoisir, on s’inquiète des dangers pour les épargnants.

« Si ces entreprises font appel au financement participatif, c’est aussi parce qu’elles n’ont pas réussi à passer par le cadre bancaire traditionnel. Or les banques ont peut-être beaucoup de défauts, mais elles savent a priori mieuxmesurer le risque que les particuliers », prévient Maxime Chipoy, responsable des études à l’association de consommateurs.

Mme Pellerin se veut rassurante : « La réforme repose sur la transparence, plutôt que sur des contraintes qui freineraient l’émergence de nouveaux modèles au prétexte de limiter d’hypothétiques risques. Mais nous sommes très exigeants sur ce point et nous serons intransigeants avec les plate-formes qui ne respecteront pas les règles. »

Outre l’obtention d’un statut de conseiller en investissement participatif, les sociétés devront informer les internautes sur les frais prélevés lors des levées de fonds, et les avertir régulièrement des risques encourus… Au final, elles devrontobtenir un agrément de l’AMF ou de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), pour pouvoir afficher sur leur site un label, preuve que ces conditions ont été respectées. De quoi rassurer les particuliers et permettre au secteur dedécoller.

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Crowdfunding: ce qu'il faut retenir de la réforme

Les start-up rencontrent des difficultés pour se financer. En simplifiant le recours au financement participatif, le gouvernement veut pallier à ce problème.

Obtenir un financement lorsqu'on lance un projet d'entreprise est sans aucun doute l'une des phases les plus compliquées, si ce n'est la plus ardue. 
Partant de ce constat, et de celui que les start-up sont justement celles qui peuvent relancer l'économie française, le gouvernement annonce ce vendredi 14 février une réglementation visant à faciliter leur financement.

L'idée? Favoriser le recours facile des jeunes entreprises au financement participatif, ou crowdfunding, pour des montants allant jusqu'à 1 million d'euros. C'est la troisième étape d'un processus de réglementation rendu officiel par le président de la République le 29 avril 2013 lors des assises de l'entrepreneuriat puis précisé lors des assises du financement participatif le 30 septembre 2013.

Lever jusqu'à un million d'euros

Le financement participatif se divise en quatre catégories dont seulement deux sont concernées par la réforme annoncée ce vendredi 14 février. 
En effet, le type le plus élémentaire de crowdfunding qui est le don-contre-don (don d'argent contre réception de produits une fois le projet lancé) ne sont pas modifiés par la réglementation. "Il n'y a pas de changement, tout est complètement libre et le restera", a déclaré Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'économie numérique.

Les deux autres formes de financement participatif, en revanche, ont été réformées vers davantage de simplification:

1) Le prêt :
Sur les plateformes qui permettent aux particuliers de prêter de l'argent à des porteurs de projets (particuliers ou entreprises), jusqu'à présent, "le monopole bancaire faisait que les plateformes ne pouvaient pas proposer des prêts rémunérateurs", explique Fleur Pellerin.

Le monopole bancaire est désormais levé, et la réforme prévoit les règles suivantes: "chaque investisseur pourra prêter au maximum 1.000 euros par projet, et chaque projet pourra récolter au maximum 1 million d'euros". Ainsi, les investisseurs "sont incités à ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier", selon la formule de la ministre.

Cette modification s'accompagne de la création d'un statut (IFP) pour ces plateformes, sans minimum de fonds propres prérequis, ce qui légitime leur existence.

2) Le crowdequity, ou financement participatif en fonds propres :
Jusqu'à présent, d'une part, les plateformes de crowedquity étaient soumises à des "contraintes en termes de fonds propres extrêmement élevées", selon Fleur Pellerin. D'autre part, les emprunteurs qui souhaitaient utiliser ces plateformes pour lever des fonds ne pouvaient que difficilement le faire pour une somme supérieure à 100.000 euros. En effet, ils avaient l'obligation d'établir un prospectus pour toute émission de titres au public d'au moins 100.000 euros (sur 12 mois).

La réforme apporte deux changements à ce sujet. D'une part, elle crée le statut de "conseil en investissement participatif" (CIP) pour les plateformes d'equity, qui nécessite une immatriculation mais pas de capital minimum. D'autre part, comme l'explique l'Observatoire des entrepreneurs dans son rapport sur le financement participatif: "La réforme française permettra l'émission de titres (de capital ou de dette) sans prospectus jusqu'à un maximum de 1.000.000 euros (sur 12 mois), à condition que les titres soient proposés uniquement sur un site Internet animé par un "conseil en investissement participatif" (CIP), l'accès au site étant limité aux clients ayant fourni des informations personnelles permettant au CIP de formuler des recommandations aux investisseurs inscrits sur le site."

Conséquence? "La grande révolution, c'est qu'avant vous ne pouviez pas collecter plus de 100.000 euros. Aujourd'hui, vous allez passer à potentiellement un million, et ce, peu importe le nombre de personnes", se réjouit Joachim Dupont, président de la plateforme française d'equity Anaxago.

Par ailleurs, Fleur Pellerin a précisé que la réglementation serait bien applicable aux SAS, contrairement à ce qui avait pu être évoqué par le passé, "car il y a beaucoup de start-up qui se créent avec ce statut".

Les principes de la réforme

Avec ces mesures, le gouvernement tente de concilier deux exigences qui peuvent se révéler contradictoires: la flexibilité nécessaire à l'apparition de nouvelles formes de financement, et la rigueur indispensable pour assurer la sécurité des épargnants et des emprunteurs qui mettent de l'argent en jeu.

Face à ce constat, Fleur Pellerin a listé les trois principes qui sous-tendent la réforme:

L'innovation: "la réglementation actuelle n'était pas adaptée à cette activité", regrette la ministre. En rendant plus facile la création et l'utilisation de plateformes de crowdfundfing, on supprime les barrières à l'entrée (réglementaires et financières) qui régissaient ce marché.

La transparence et la confiance. La réforme stipule que les plateformes se doivent d'être transparentes sur les frais, les taux de défaillance des projets (pour les plateformes de prêt) et les risques (pour les plateformes d'equity).   Un label sera également créé "pour certifier que les plateformes respectent bien cette réglementation".

L'inclusion et l'égalité. Fleur Pellerin déplore que certains pays comme la Grande-Bretagne aient réservé le crowdfunding à des clients fortunés. "Ce n'est pas le choix que nous avons fait", a-t-elle ajouté, rappelant que l'esprit du crowdfunding se situe justement dans le partage, et finance d'ailleurs souvent des projets de proximité "Les seuils qui ont été définis permettent à beaucoup de personnes d'investir sans exclure qui que ce soit sur des critères de fortune."

Pallier au financement bancaire

Le crowdfunding constitue donc sans doute une solution innovante, qui sera de grand secours pour de nombreuses start-up. "Tous les moyens de financement aujourd'hui étaient trop longs", constate Joachim Dupont. "La durée maximale d'une campagne sur Anaxago c'est 90 jours". Yoram Moyal, fondateur de Buzzcard, qui a justement bénéficié d'un financement via Anaxago, confirme, évoquant les "9 mois perdus" à cause des business angels, avant de s'être tourné vers Anaxago: " Avec Anaxago il nous a fallu trois jours pour lever trois fois ce qu'on nous avait proposé les business angels. Pour moi, les business angels n'auront pas de choix que de faire avec les plateformes de crowdfunding."  Fleur Pellerin, elle, rappelle que "en 2013 la collecte mondiale par des plateformes de financement participatif dépassera 3 milliards de dollars et les montants levés doublent tous les ans!"

Cependant, si le financement participatif fait rêver, et pourrait bien constituer une solution, il vaudrait mieux ne pas foncer les yeux fermés sans prendre garde aux dangers. L'observatoire des entrepreneurs rappelle que la procédure est moins stricte que pour l'octroi d'un crédit bancaire classique et donc plus risqué pour le prêteur. 

Il faudra attendre l'application de la réforme, normalement cet été, pour en mesurer toutes les conséquences. La ministre s'est fixé un rendez-vous dans six mois" pour évaluer avec l'ensemble des parties prenantes et des autorités de régulation l'impact de cette réforme, et ajuster les seuils éventuellement .

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Commentaires (2)

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